Par chairacanon - 6/11/2019 16:00 - France - Paris

Solidarité, ou pas

Aujourd’hui, grosse réunion avec le boss. C’est l’occasion de lui faire part des problèmes institutionnels dont tout le monde se plaint. Je me lance, optimiste. A tort... Mes collègues ont feint de ne pas me comprendre. Pour le courage, on repassera. VDM
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Top commentaires
Par  Djef Ray  |  22

Classique... Petit conseil de militant chevronné : la prochaine fois, rédige une lettre récapitulant les revendications communes, et fait la signer à tes collègues. Tu verras alors le niveau d'engagement de chacun, et qui sera prêt à se mouiller. Souvent, beaucoup se sentent plus à l'aise à signer un papier qu'a se lancer "en live", et une fois le document signé, ils ne peuvent plus revenir en arrière quand tu te lance, et te soutiennent, timidement, mais quand même

Par  Miharu  |  28

Malheureusement t'es pas le seul...
Même chose dans mon administration, nous sommes 4 à nous plaindre de certains aspects de l'organisation au travail, dont un mec, grande gueule, qui aime raconter partout son passé de syndiqué, qui se plaint tout le temps.
Viens le moment des évaluations avec le chef. Le mec passe, une autre nana, et ensuite c'est au tour de ma collègue. Elle balance tout, explique l'organisation désastreuse du service compta, etc. Le chef ouvre de grands yeux et lui dit qu'il ne comprend pas, c'est la première fois qu'il entend ça. Elle passe pour une grosse chieuse qui râle pour rien alors que tout le monde est content. On comprend alors que nos deux collègues se sont écrasés, ont prétendu que tout va bien.
Heureusement, je suis passée après, et j'ai tout balancé, j'ai soutenu ma collègue jusqu'au bout.
Bref, ne jamais faire confiance aux grandes gueules qui se plaignent tout le temps, ce sont les premiers à se dégonfler !

Commentaires
Par  AlcorBo  |  63

Souvenirs... la lâcheté et la soumission sont plus en vogue que le courage et l'honneur. On ne tire rien des ventres mous. Trace ta route en t'adaptant aux contraintes d'organisation et dans 5 ans c'est toi qui animes la réunion et les vois regarder le bout de leurs pompes comme des loques.

Par  CaviaAperea  |  40

J'ai connu cela lorsque j'étais au lycée. Nous avions beaucoup trop d'heures de cours et beaucoup s'en plaignaient, j'en voyais chaque jour qui pleuraient tant ils avaient les nerfs qui lâchaient. Je m'étais renseignée et je connaissais quelques personnes qui pouvaient intervenir pour faire changer notre emploi du temps en faveur d'horaires que nous aurions pu retrouver dans les autres lycées.

Après avoir tissé toute ma solution, j'étais contente d'avoir quelque chose de concret à proposer. J'avais fait un petit dossier en expliquant le plan d'action et sur quoi il reposait, les intervenants extérieurs etc. Immédiatement, (étonnamment ?) surtout les élèves qui s'en plaignaient le plus, ils m'ont dit : Oh non, cavia ! Après les profs vont mal nous voir et cela se sentira sur nos notes ! (grosso modo)

J'ai ressenti malgré moi un mépris et un dégoût à leur égard, malgré l'appréciation que je portais à la plupart. Je ne pouvais pas comprendre en profondeur qu'ils se plaignent sans chercher à solutionner la source de leurs plaintes.

Maintenant, je propose des solutions aux sources des plaintes des gens mais j'ai intégré qu'il y a des gens qui cherchent simplement à se plaindre sans jamais vouloir agir et que leur situation doit être assez confortable pour eux finalement.

J'imagine qu'il y a des bons côtés à se plaindre sans chercher à agir mais j'y suis assez hermétique lorsque cela peut se solutionner.

Je suis vraiment désolée pour vous que vous ayez vécu cette situation, la déception ressentie peut être vertigineuse.

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  LAlbert111  |  9

Un plaisir de te relire.

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  TataMama  |  17

Oui il y a un plaisir et même un mode de fonctionnement du passif-agressif : en fait ils se positionnent en victimes. Ils seront victimes dans la plupart des situations de leur vie du coup, et seront toujours sur un versant négatif. tant pis pour eux. Live and let die. Penser à soi. J'ai vécu exactement la meme chose. Et tu sais quoi, quand j'ai parlé, les laches qui ne m'ont pas soutenue face à la hiérarchie m'ont dit en privé "tu aurais pu dire aussi ceci et cela".. je te dis pas le mépris que j'ai eu pour eux. Je suis partie parceque bosser avec des merdes pareilles au quotidien, pas possible pour moi. Mais il faut savoir que ça existe et bien tâter le terrain avant d'aller se faire tirer dessus au front, pour des minables... ça n'en vaut vraiment pas la peine car en plus ils t'en voudront de leur avoir fait perdre leur statut de victime éternelle.

Par  Donut au Poulpe  |  8

Et le pire, c'est que ça arrive à tous les âges. Il m'est arrivé ça en CM2. On avait une prof qui s'énervait tout le temps sur nous, tout le monde la détestait, mais quand elle nous a hurlé dessus parce qu'on ne faisait jamais nos devoirs et qu'elle nous a demandé une explication, j'ai été la seule a lui dire qu'on aimait pas quand elle nous hurlait dessus (même si c'était pas directement lié). Quand elle a demandé qui était d'accord, ça a été le plus grand moment de solitude de ma vie. Et le pire, c'est que après, certaines personnes ont prétendues avoir levé la main pour me soutenir, alors que j'avais très bien vu qu'il n'y avait personne

Par  MadameDodue  |  62

C'est drôle, j'ai bossé dans une entreprise où ça se passait un peu différemment des témoignages de tous.
Etonnamment c'était une boîte à emplois précaires où personne ne comptait rester (la magie de la restauration rapide), mais les employés semblaient plus impliqués que tous les collègues de ceux que j'ai pu lire ici. Ce qui est amusant, puisque nous n'avions pas forcément d'intérêt personnel à ce que l'entreprise tourne bien sur le long terme. Bon évidemment aux réunions nous étions seulement 3 sur une trentaine à parler de ce qui n'allait pas, ça ça ne change pas. En revanche la plupart des autres nous appuyait une fois qu'un sujet était lancé. J'imagine que parfois, les gens n'osent simplement pas prendre la parole de peur de ne pas être suivi par les autres.
Il faut dire aussi que la direction était ouverte au dialogue, mine de rien ça aide de savoir qu'on ne sera pas dans le viseur si jamais on a dit quelque chose. Je pense que le problème vient parfois de là aussi, dans certaines (et j'insiste sur certaines) boîtes ce genre de réunion n'est pas fait pour résoudre les problèmes, c'est uniquement pour savoir qui seront les sorcières de la prochaine chasse. Dans ce cas précis ça semble logique que personne n'ose parler.

Par  Aesus  |  43

Mouai ... c'est bizarre, mais c'est une situation qui me rappelle des souvenirs personnels ... !!

Par  Nyméria56  |  41

Haha, je connais tellement ce genre de situation...

J'étais dans une équipe il y a peu, et certains passaient leur temps à critiquer ouvertement le patron. Sur les 4 de l'équipe, on était trois à être d'accord sur certains points qu'on trouvait pas juste du tout. Un jour, je l'ai ouvert juste pour faire une suggestion calme (et argumentée) et le patron l'à carrément pris comme une agression (Il avait pas l'habitude qu'on s'oppose à lui). Les autres étaient d'accords avec moi, personne n'à rien dit. J'ai fini par me faire virer (pour d'autres raisons), aucun collègue ne m'a défendue. Il y en a même un qui à complètement retourné sa veste, je me suis sentie complètement abandonnée, seule. Mais étonnamment, depuis, la majorité sont revenus vers-moi plusieurs en recommençant les mêmes critiques à l'égard du patron... Que des lâches.