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Par so_modest - / lundi 24 septembre 2018 10:59 /
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  Slyfried  |  37

Tout le monde n'est pas formé à travailler dans l'hôtellerie et la restauration. Et quid des personnes qui ne peuvent pas assumer pour diverses raisons un emploi avec des horaires assez décalés, au smic et avec toutes les contraintes qui vont avec ? Et qui est la plupart du temps, de saison.
On pourrait dire aussi le BTP, par exemple. (Edit : KK vient de le dire)
Le problème de fond n'est pas réellement le manque d'emplois en France, le gros problème est la formation ainsi que l'éducation scolaire.
Nous avons au minimum deux générations à qui ont a dit qu'il fallait faire absolument des études universitaires car les études professionnelles c'était pour les nuls et que c'était une voie de garage.
Et le problème, c'est que maintenant on se retrouve avec des dizaines de milliers de personnes possédant des bacs + 3 + 5 + 8 qui ne veulent pas perdre ce "niveau" et "redescendre". C'est aussi un problème de formatage de la pensée.
On a pendant très longtemps et même encore maintenant dénigré le plombier, le maçon, la caissière, le garagiste, l'éboueur, car comparé a un médecin ou un notaire, c'est des petits, des riens, des manants, des petits prolos.
Mais un très bon garagiste, un très bon maçon, lui, il gagne très bien sa vie. Et il en faut. Et c'est là qu'intervient un autre problème dans l'éducation nationale, on ne valorise pas les compétences et les envies.
Et surtout ne pas oublier qu'en France, on étouffe la création d'emploi par les taxes sur les entreprises.
Demander à un petit patron ce qu'il doit lâcher par mois...
C'est un tout.

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  Kaa04  |  44

Bien dit Slipfrite! Quand j’étais à la fac, avec un pote on se demandait souvent ce qu’on foutait là, pourquoi on était resté en générale, etc. Bref on regrettait presque de pas avoir été des mecs qui collectionnaient les 3/20 dès le collège pour nous pousser dans des filières pro genre plomberie ou électricité. Car à mon époque dans le secondaire si t’avais la moyenne ou plus il était interdit de penser filer en CAP ou autre.
Maintenant je suis routier (par le plus grand des hasard) et je m’éclate! Même si j’ai pas toujours la possibilité de venir sur VDM comme vous autres.

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  Haythan  |  17

"Et surtout ne pas oublier qu'en France, on étouffe la création d'emploi par les taxes sur les entreprises."
C't'ironique? Non parce que, si c'pas le cas, certes, les PME vont pas forcément avoir énormément de quoi embaucher, mais en même temps, elles ont un besoin et du matériel plus limité. Par contre, c'pas ça qui étouffe la création d'emploi. C'est que l'on décide de toujours réduire les coûts du personnel, que ce soit dans le privé ou dans le public. Il n'y a qu'à voir le nombre de boulots qui disparaissent dans l'éducation nationale, les hôpitaux, pole emploi et dans bon nombre d'institution. En bref, en France, on étouffe la création d'emploi juste par cupidité et égoïsme. Il faut que les gens au-dessus gagnent plus, donc il faut moins d'employés en-dessous, et moins payés.

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  XerpuS  |  30

"Si tu bosse dans l’hôtellerie, oui,il y en a "

Il n'y a ni hôtel, ni restaurant en face de là où j'habite. Tant pis, j'attendrai de déménager pour trouver un emploi en traversant la rue.

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  Slyfried  |  37

«En bref, en France, on étouffe la création d'emploi juste par cupidité et égoïsme.».

Je n'ai presque même pas envie de répondre à "ça". La France est le pays de l’Union Européenne qui prélève le plus de cotisations sociales sur ses entreprises.
62,2% : c’est le taux global moyen d’imposition d’une entreprise en France en 2016 d’après le rapport « Paying Taxes 2018 » du cabinet PwC. Ce taux exubérant est très nettement supérieur à celui de l’Allemagne (48,9%), du Royaume-Uni (30,7%, soit plus de 30 points d’écart) et du Danemark (24,2%, soit près de 40 points d’écart).

J'ai faim et soif donc je copie-colle :

«L’IMPÔT SUR LES SOCIÉTÉS ET SES DIVERSES CONTRIBUTIONS
C’est le premier type de prélèvement qui, selon Eurostat, a représenté 57,7 Md€ pour nos entreprises en 2015. Pour rappel, notre taux facial d’impôt sur les sociétés (taux avant l’application des niches fiscales) atteint 33,33% ; ce qui est, d’une part, le taux le plus élevé des pays de l’OCDE depuis la réforme fiscale de Donald Trump (le taux fédéral des États-Unis étant passé de 35% à 21% en 2018) et, d’autre part, un taux bien supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE, laquelle s’élève à 26,5% TTC (toutes taxes sur l’impôt sur les sociétés comprises) ; car on ne peut bien entendu pas parler de l’impôt sur les sociétés sans évoquer au passage son cortège de contributions « sociales », « exceptionnelles » et « additionnelles ».

À l’impôt sur les sociétés pouvaient ainsi s’ajouter en 2017 en fonction du chiffre d’affaires réalisé : la contribution sociale au taux de 3,3% ; la contribution exceptionnelle au taux de 15% et la contribution additionnelle à la contribution exceptionnelle au taux de 15% ; ce qui aboutissait pour les entreprises les mieux loties à un taux d’imposition supérieur à 44%, soit l’un des taux les plus élevés du monde.

UNE KYRIELLE DE TAXES SUR LES FACTEURS DE PRODUCTION
On n’en parle peu et pourtant… ces taxes méconnues du grand public coûtent cher, même très cher à nos entreprises ; d’autant plus que contrairement à l’impôt sur les sociétés, elles sont prélevées en toutes circonstances, y compris en l’absence de bénéfices ! Quelles sont-elles ?

Par ordre d’importance et sans souci d’exhaustivité, on citera la cotisation sur la valeur ajoutée (la fameuses CVAE qui a remplacé la défunte taxe professionnelle), la taxe sur les salaires, les taxes foncières, la cotisation foncière des entreprises (CFE), la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) le versement transport, la taxe formation, la taxe d’apprentissage, la taxe des chambres consulaires, etc.

Selon Eurostat, ces taxes se sont élevées pour nos entreprises à près de 100 Md€ en 2015 (soit 4,6% de notre PIB) ; ce qui fait de la France le deuxième pays de l’UE qui taxe le plus les facteurs de production.

LES COTISATIONS PATRONALES
Et (grosse) cerise sur gâteau, les cotisations patronales (pour l’assurance maladie, l’assurance vieillesse, l’allocation chômage et j’en passe) ont représenté 247, 8 Md€ pour nos entreprises en 2015 (soit 11,4% de notre PIB) ; ce qui fait de la France le pays de l’UE qui prélève le plus de cotisations sociales sur ses entreprises. Peu glorieux !

En somme, les divers prélèvements fiscaux et sociaux opérés sur nos entreprises (impôts, taxes et cotisations) ont représenté plus de 400 Md€ en 2015 ; sachant que les prélèvements les plus conséquents sont les cotisations sociales (247,8 Md€) et les taxes sur les facteurs de production (100 Md€) ; loin devant l’impôt sur les sociétés (57,7 Md€)».

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