Voisins

sahtileene nous en dit plus

Merci à tous pour vos commentaires :) ! Cette histoire s'est passée il y a quelques années dans un petit village de Lozère dans lequel nous venions d'emménager. Sur le coup on se demande bien pourquoi ! Un voisin n'était pas content de notre arrivée ? Nos têtes ne lui revenaient pas ? D'autant plus qu'il y avait des poubelles de l'autre côté de la route (pas du tout passante). On s'est forcément dit que c'était personnel. Tout s'est arrêté au bout de 3 mois, et ça collait parfaitement avec le départ en maison de retraite de notre vieux voisin de la maison mitoyenne, dont le neveu s'occupait tous les dimanches. Alors soit c'est le papi qui perdait la tête, soit c'est le neveu qui estimait que de jeter les poubelles de crottes étaient l'effort de trop après les avoir ramassées...

Phylogénie nous en dit plus

Je suis l'auteure, je trouvais pratique de me mettre à la place du "corbeau". Version longue de mon point de vue: Quand j'ai pris cet appart, ma boîte était déjà remplie de pubs (ils bourraient le papier pour en faire entrer plus). On ne dirait pas, mais les prospectus c'est très lourd et très glissant. Je ne pouvais en jeter qu'une petite quantité à la fois (le local poubelle était au sous-sol, sans compter que j'étais souvent déjà chargée en rentrant le soir, avec mon courrier légitime dans une main). Plus j'essayais de virer ces pubs, plus j'en accumulais, faire plusieurs voyages quotidiens ne suffisaient pas. J'ai confectionné une étiquette "STOP PUB", croyant que ça ferait une différence, mais rien. Désespérée, j'ai demandé à une amie de m'aider à jeter ce merdier. Nous avons fait une dizaine de voyages chacune, je me croyais au bout de mes peines... Une semaine plus tard, retour à la case départ, la boîte était pleine jusqu'à la gueule. J'ai continué à jeter petit à petit, les soirs et les week-end, les choses ne changeaient pas. Et le drame arriva par un bel après-midi: la pile que je tenais a glissé de mes bras et chut au sol. J'allais ramasser et puis, une idée germa : j'ai décidé que ça n'allait plus être mon problème. J'ai flanqué au sol tous ces kilos de papier. Je suis allée chez moi prendre mes sacs de courses (pour aller en courses) et suis passée par le hall, les pubs y étaient mais un mot en plus était affiché au mur alors que ça faisait à peine cinq minutes que j'avais mis le désordre. J'ai lu le texte le plus condescendant et le plus culotté de ma vie, grosso merdo : "Pour les gens sans EDUCATION qui vivent ici, il existe des trucs qui s'appellent des POUBELLES...", un laïus d'une vingtaine de lignes avec des mots soulignés, des mots en lettres capitales, des exclamations multiples. Bref, vous voyez. (La suite dans le prochain commentaire).