Par Anonyme - 2/12/2019 09:30

Érection présidentielle

Aujourd'hui, lors d'une soirée, j'entends mon compagnon dire qu'il est "plutôt à droite" à des amis. Étrange, je sais qu'il est politiquement de gauche. Après explications, j'ai compris qu'il parlait de la direction de son pénis en érection. VDM
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Commentaires
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  xvdm  |  27

« La politique c'est pour les glands ! »

... 10 ans plus tard ...

« Mon pouvoir d'achat a baissé, je vais devoir prendre ma retraite à 68 ans au lieu de 60 ans, j'ai été obligé de vendre mon appartement car je ne pouvais plus payer les taxes, je fais 40 km de vélo par jour car l'essence est trop cher et on m'interdit de manifester ! »

« Tu votes ? »

« Non, la politique c'est pour les glands ! ».

Clap.
Clap.
Clap.
Clap.

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  MarcelDeBrest  |  22

J'ai bien souvent entendu cette réflexion: "tu ne votes pas, ne te plaint pas de la politique alors."
Mais est il possible de voter pour un candidat qui n'a pas de casseroles au cul?
Sans rentrer dans le populisme "tous pourris", rare sont les politiques qui n'ont ou n'auront à faire avec la justice, ou qui n'ont fait des choses que la loi autorise mais que la morale réprime.
Enfin voter ne sert pas à grand chose, la populace obéit aux sondages. Les instituts de sondages ont déjà donnés les deux candidats pour le prochain 2nd tour de la présidentielle. Et perso je n'arrive pas à choisir entre la peste et le choléra donc je m'abstiens. Pour les législatives c'est encore plus simple, chaque voix servant à définir le financement qui sera octroyé à chaque partie politique, mon abstention permet de faire des économies sur le budget de l'état.

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  Djef Ray  |  23

Marcellebreton, tu peux aussi t'inscrire à un parti qui te semble le mieux correspondre à tes convictions, et monter les échelons pour arriver à imprimer ta vision des choses, ou bien même fonder ton propre parti... c'est le principe de la démocratie

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  Gragol  |  15

Je veux bien voter, mais comme il n'y a aucun candidat libéral, l'offre politique ne me convient pas. Où sont les candidats favorables à la privatisation de l'assurance maladie, à la libéralisation des contrats de travail, à l'instauration d'une flat taxe sur les revenus (travail et capital), à la suppression des lois iniques restreignant les libertés individuels (d'expression, de consommation de stupéfiant...), à la privatisation de tout ce qui ne concerne pas les secteurs régaliens de l'état ?

Tant qu'il n'y aura pas d'offre libérale, voter ne me servira à rien, si ce n'est pas valider la république socialiste à la française.

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  brhd  |  45

xvdm : C'est ce que je disais également, il n'y a pas si longtemps, et je commence sérieusement à en revenir.
La gauche ne me convient plus, telle quelle.
Le centre, économiquement trop à droite selon moi.
La droite, socialement trop à droite droite, selon moi.
L'extrême droite, lol.

Aucun parti, aucune vision politique ne prône un changement radical de système, pour la simple et bonne raison, c'est qu'il n'est pas changeable, politiquement parlant.
Les multinationales, la finance, ce sont eux qui tiennent les fils, les politiques ne sont là que pour faire joli, pour s'amuser à leur petite gueguerre idéologico-médiatique.

J'avais également pensé au vote blanc, ouais. Sauf que le vote blanc, au delà de l'aspect non prise en compte, personne ne s'en préoccupe.
A l'inverse de l'abstention, pour lequel tu te rends compte qu'il y a une réelle attention à eux.

Je ne suis pas personnellement pas encore décidé à franchir le pas de l'abstention, mais mon discours a évolué sur le sujet, et je me rend compte que l'abstention devient un "vote" contestataire, au final.


Je pense que la seule solution, c'est du changement par le bas

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  Haythan  |  21

Sinon, on peut aussi considérer que la politique, c'pas juste l'affaire des glands qui nous gouvernent, c'pas juste le fait de voter pour ou contre un type quelconque, mais bien quelque chose qui concerne tout le monde et sur lequel tout le monde devrait pouvoir agir. La politique, c'est tout simplement comment s'organiser pour mieux vivre ensemble, hors-là, actuellement, le vivre ensemble c'est pas ça, le mieux encore moins, sauf pour une poignée qui s'accapare tout.
Alors, comme dit Brhd, quand l'offre politique ne convient plus, on fait quoi? On vote utile, genre on vote contre quelqu'un? Au moins après on a le droit de se plaindre hein, on a voté, sauf si le candidat pour lequel on a voté est à l'origine de ce pourquoi on se plaint. Moi j'vote pas. Le principe de la démocratie, c'est pas ça. C'est pas uniquement la représentation et la cession de la souveraineté de chacun à un type qui suit son propre agenda, quand ce n'est pas celui du capitale ou des lobbys, type qui en plus estime que si on l'a élu, c'est uniquement pour lui et que maintenant il peut faire ce qu'il veut, qu'il est au-dessus des lois. Si encore, y'avait moyen au peuple de faire respecter ses volontés au dirigeant ou de dégager pacifiquement un type qui oeuvre pour lui-même, y'aurait un semblant de fonctionnement démocratique. Mais là, on peut pas dire que ce soit le cas.
Un moment, faudrait peut-être qu'on réalise qu'on a la légitimité de prétendre à la politique, qu'il ne faut pas avoir fait des études poussées en politique, et surtout en communication, pour s'y connaître sur des sujets qui nous concernent, qu'on n'a pas besoin d'être guidés droit dans le mur par une poignée d'experts et d'oligarque. La politique, la vraie, ça nous concerne tous, à plus forte raison si on aspire à une vraie démocratie.

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  brhd  |  45

" qu'il ne faut pas avoir fait des études poussées en politique, et surtout en communication, pour s'y connaître sur des sujets qui nous concernent"

Hmmm... Ca dépend lesquels...

Je prendrais juste l'exemple de la sortie de l'Euro/du Brexit.
La proportion d'électeurs britanniques qui ont voté en connaissance de cause, en connaissance pleine du sujet, des impacts, et j'en passe, ne doit pas être bien élevée...
Mis à part suivre les discours de tel ou tel économiste, les fameux experts, qui a fait suffisamment de recherches pour comprendre le sujet ?
(ne me répondez pas "moi je l'ai fait", je parle au niveau global sur l'ensemble des électeurs)

Autre exemple, le référendum de 2005... La proportion des gens qui l'ont lu, et donc qui ont voté selon leurs PROPRES convictions ?

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  Haythan  |  21

Justement, je n'irai pas faire confiance aux fameux experts qu'on nous montre en permanence pour des sujets d'importance comme ceux-ci. Il est possible à mon avis de trouver au sein de la population des gens bien plus compétents qu'eux sur ce sujet, qui n'ont pas les connaissances en communication, ou la bonne gueule, ou les bonnes polémiques pour sortir réellement de la foule. Ce sont d'autres experts, certes.
Mais ne pas laisser les concernés prendre part aux décisions me semble quand même une erreur. Il y a moyen de pallier au manque de connaissances ou d'information des citoyens, mais il est sûr que ça demande de sortir de ce système, et de faire en sorte que chacun se sente concerné par la politique, donc de s'en réapproprier le sens, ce qui implique, comme tu disais, de faire un changement par le bas.

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  Glimbard  |  4

Le changement par le bas est envisageable si on considère que le bas, c'est le consommateur. C'est lui qui décide d'acheter ou non des produits à base d'huile de palme, du bois qui provient de forêts mal gérées, ou des objets pour leur effet mode, pour satisfaire ses pulsions de consommateur. Si les consommateurs décidaient de ne plus acheter de produits fabriqués par des enfants en Chine, la finance serait complètement impuissante et ne pourrait pas l'y contraindre.
Les gens pensent à tort que le libéralisme, c'est de ne respecter aucune règle sociale ou déontologique. C'est complètement faux: ce que les libéraux Français ne veulent pas, c'est respecter des règles écologiques et voir des importations de pays qui ne les respectent pas. Parce que c'est une distorsion de concurrence. A ma connaissance, aucun libéral européen ou des USA depuis un siècle n'a demandé à ce que l'on fasse retravailler des enfants dans nos usines. Le rôle de l'OMC devrait être de pénaliser par des taxes les pays qui ne respectent pas certaines règles déontologiques. C'est cela, la vraie avancée. Avec des règles respectées par tout le monde et des consommateurs qui font attention à ce qu'elles soient établies, le modèle libéral fonctionnerait bien mieux que le 'modèle' communiste, par exemple, qui a carrément détruit des centaines de million de vies.

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  Haythan  |  21

Ah, le fameux mythe de la demande qui crée l'offre. Le fait est que ces produits continueront d'être fabriqués, qu'on continuera les pubs pour les faire vendre. Eventuellement, on peut impacter, mais il faut une prise de conscience collective, un mouvement de masse qui n'est pas évident à faire. Quant au fait de ne plus acheter de produits fabriquer par des enfants, certains produits ont été rendus nécessaires au sein de notre société, tels que les téléphones portables ou les ordinateurs, bref, le matériel informatique en général, pour lesquels on utilise des matières qui exploitées par des enfants. En bref, pour vivre dans notre société, on est obligés d'avoir du sang d'enfants sur les mains. La question, ce n'est pas de ne plus acheter, c'est de comment obliger les gouvernements actuels à intervenir, ou comment changer la situation.
Quant à la suite, c'est là qu'intervient le concept de racisme environnemental. Il n'est pas acceptable de polluer chez nous, ou d'exploiter les enfants chez nous, nous sommes des pays développés quand même. Alors les actionnaires et chefs de grosses entreprises occidentales vont dans d'autres pays où ce n'est pas dérangeant de polluer, parce que c'est loin de chez eux, et loin du regarde de leurs concitoyens. Le but de ces gens-là, c'est de faire du profit, toujours plus de profit, et qu'importe si ça se fait au détriment des peuples, des environnements, de la faune ou de la flore. Tant que le pognon rentre, tout va bien, et peu importe si on fonce droit dans le mur et qu'on entraîne tout le monde avec. Pour le réguler comme tu dis, il faudrait remettre les choses à plat et changer bien des choses dans ce système, puisque les transnationales, dans l'état actuel des choses, ne renonceront pas aux pouvoirs faramineux qu'elles ont comme ça, simplement parce qu'on leur demande.
Quant au modèle capitaliste qui fonctionnerait mieux que le modèle communiste, je t'invite à aller voir ailleurs, dans bien des pays, qui sont soit touchés par l'exploitation des pays capitalistes, soit que l'on laisse à dépérir parce qu'il n'y a pas de ressources qu'on pourrait y exploiter, ce qui s'appelle de la non-assistance. Sans compter que le modèle capitaliste est plus vieux que le modèle communiste, que les entreprises capitalistes ont soutenu le nazisme, le fascisme et autres régimes extrêmement meurtriers.
Et ça c'est sans même évoquer que ce que tu considères comme communistes n'en est qu'une vague forme et mis en place qui n'en a en vrai pas grand chose à voir puisque c'était un capitalisme d'état. Je te conseille de te renseigner sur la révolution libertaire espagnole, exemple de communisme libertaire. De la même manière que tu promeus un capitalisme plus raisonné, il existe d'autres formes de communisme. ;)

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C'est bien les français tout ça. Nous, on se fait moins chier. On a la monarchie et on est pas d'accord. Donc pas ou presque pas de gouvernement. Mais on est tous d'accord pour dire que ce n'est pas de notre faute mais à cause de l'U.E. .

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  Djef Ray  |  23

Très intéressant le débat du jour. Des idées, des échanges, pas d'insultes !?!...

J'aime bien :)

Je propose de fonder le parti démocratique égalitaire de la liberté de VDM !

Et de m'en nommer immédiatement président à vie ! :D

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  Glimbard  |  4

Malgré tout, si il n'y a pas ou plus de demande, il n'y a pas d'offre. Est-ce que l'on voit dans des magasins des manteaux en peau de léopard ? Plus un seul, alors que les femmes en rêvaient il y a 50 ans - Cf les photos des vedettes de cinéma de l'époque. Et il y a maintenant un outil comme internet, qui permet instantanément de sensibiliser à ce qui se passe de l'autre côté du monde. Comme au Brésil, par exemple, ou 90% des brésiliens veulent protéger l'Amazonie, ce qui rendra difficile le futur de Bolsonaro.
Les entreprises de l'occident ont aussi changé leur mode de travailler: il y a 20 ans, elles passaient commande au sous-traitant le moins disant en Asie, sans se soucier des conditions de travail. Maintenant, elles ne peuvent plus se le permettre; Les téléphones d'Apple ne sont plus fabriqués par des enfants depuis longtemps, aussi parce que cela ne passerait pas auprès des consommateurs et des actionnaires - et Apple a des millions d'actionnaires. Depuis que le toit d'une usine s'est effondré sur ses employés au Bangladesh, les importateurs de produits textiles font des inspections chez leurs sous traitants. En partie par humanité (il y a quand même des mecs humains qui travaillent dans les multinationales), et en partie pour soigner leur image. Et si tu lis le bouquin de Lapierre sur Bohpal, tu te rendras compte qu'une grande partie des salariés d'Union Carbridge était désolés que leur fabrique d'insecticides ait empoisonné des milliers d'Indiens. Parce qu'ils pensaient aussi avoir une mission à accomplir pour augmenter la production agricole et lutter contre la faim.
Dernier point: je préfère quand même 1000 fois vivre dans un régime capitaliste que dans n'importe quel régime communiste ayant existé. Les murs ont tous été construits pour empêcher les citoyens de pays communistes de se barrer. Dans l'autre sens, le chemin a toujours été libre.

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  Haythan  |  21

Glimbard, je pense que tu prends le problèmes à l'envers. Je pense que les femmes d'il y a 50 ans rêvaient de manteaux en peau de léopard à cause des photos de vedettes de cinéma de l'époque. On a envie d'un produit parce qu'on nous le vend, parce qu'il y a des nombreuses publicités. Ensuite, certes, le public a un impact sur l'offre qu'on nous propose, mais ça va notamment se faire à cause des scandales, scandales qui sont plus visibles grâce à internet. Mais sans scandale, sans lanceurs d'alertes, les gens n'auraient pas grand chose à faire de tel ou tel sujet, et n'auraient pas cet impact. Ca fait des décennies qu'on exploite la forêt amazonienne et qu'elle brûle, et c'est devenu honteux depuis cet été si je ne m'abuse ?
Pour le coup j'ai l'impression que ce que tu me cites, c'est essentiellement des scandales justement, et en effet, comme tu le dis, l'image des entreprises est importante à leurs yeux, donc en effet, s'il y a scandale, ils vont chercher à se faire bien voir. Mais ça reste essentiellement ça, de la com. Et ça ne les empêche pas pour autant de continuer à délocaliser dans des pays où il y a une main-d'oeuvre abondante et peu chère, corvéable à merci. Le fait qu'un scandale éclate n'empêche pas d'autres scandales similaires d'éclater par la suite. Outreplus, c'est bien beau de s'inquiéter une fois que le scandale a éclaté, mais le mal est déjà fait, la terre déjà pollué, les gens déjà affectés.
Concernant Apple, leurs téléphones ne sont peut-être plus assemblés directement par des enfants. Néanmoins, un composant essentiel à l'informatique, le coltan, se trouve en majorité au Congo. Ca donne lieu à d'énormes trafics, et c'est exploité notamment par des enfants, Apple ne diffère pas des autres fabricants d'informatique : leurs produits sont fabriqués notamment grâce au travail des enfants, et par l'exploitation des travailleurs en général, majeurs comme mineurs, ce serait bien d'ouvrir les yeux. Je suis tombé en deux minutes sur un article d'Amnesty international, de 2016, donc plutôt récent, qui en parle et qui cite directement Apple.
Alors oui, il va y avoir des gens "humains" qui vont travailler dans des multinationales, notamment dans les pôles sécurité, écologiques, etc, parce que c'est probablement pour une partie des travailleurs avec de nobles intentions qu'ils ont fait des études dans ce domaine et qu'ils ont rejoint ces boîtes. Mais j'ai comme un doute sur le fait que ceux-ci occupent la majorité des postes décisionnels supérieurs, et qu'on les retrouve également en majorité parmi les actionnaires majoritaires, qui eux vont gagner leur vie, très bien, grâce aux actions, et ont des objectifs de rendement. Mais que ces gens "humains" vont être soumis aux mêmes objectifs de rendement que les autres, et qu'importe s'ils ne peuvent pas faire leur travail correctement. Il n'y a qu'à voir ne serait-ce qu'en France les conditions de travail, et le nombre d'accidents de travail mortels parmi les ouvriers pour comprendre qu'ailleurs, ça doit pas être mieux, outre le fait que la main-d’œuvre soit encore moins bien payée et encore moins bien protégée qu'ici. Je te conseille de te renseigner sur les accidents et la mortalité au travail en France, plus de 150 décès rien qu'au premier trimestre 2019.
Concernant les régimes communistes, je n'irai pas vivre en URSS par exemple. En revanche, je t'invite encore une fois à te pencher sur le cas de la révolution libertaire espagnole, qui aurait probablement pu mieux se développer sans l'ingérence de l'URSS et des communistes du parti, et sans la non-intervention des pays dits démocratiques qu'une révolution libertaire n'arrangeaient pas du tout. Ainsi, les lieux où une réelle alternative non autoritariste aurait pu se développer ont été réprimés, soit par les états fasciste, soit par les "démocraties" capitalistes. Et si les pays capitaliste ne créent pas de murs pour empêcher les gens de partir, il est vrai, ils empêchent toutefois les gens de venir. Il n'y a qu'à voir le cas du mur de Trump, que tu vas certes qualifier de démagogique, mais qui reste à la tête des états unis, pays capitaliste par excellence, et qui reste lui-même un bel exemple de capitaliste. Il fut un temps question pour Lafarge de le construire. Lafarge, entreprise française, qui participe également à la constuction d'un mur en Arabie Saoudite, sur un chantier qui exploite des esclaves. Également, il n'y a qu'à voir la politique migratoire en Europe pour voir que le chemin n'est pas si libre au sein des pays capitalistes. Ne serait-ce qu'en France, des déportations ont déjà été effectuées dans le courant de l'année, pour renvoyer des gens dans leur pays d'origine, outre les conditions de vie dans les centres de rétentions, la difficulté pour obtenir des papiers et le durcissement de la politique migratoire. Et ça, c'est pas aux démagogues qu'on le doit, ni à l'extrême droite, mais bien à des gouvernements libéraux. Le capitalisme et les entreprises capitalistes s'accomodent très bien des régimes dictatoriaux et des démagogues. Et c'est sans parler des ventes d'armes à ces pays-là.

P.S: c'est Eiffage et non Lafarge Holcim qui participe à la construction du mur en Arabie Saoudite, pardon.

Par  Glimbard  |  4

On peut très bien être socialement à droite et économiquement à gauche (cf les agents de la SNCF par ex), ou socialement à gauche et économiquement à droite (bcp de petits patrons). Il y a un fait certain: c'est qu'économiquement, la France est le pays le plus à gauche d'Europe, et l'un des moins inégalitaires: plus forte redistribution, plus faible durée de travail dans la semaine, le mois, l'année ou la vie, plus fortes indemnités chômage, probablement le meilleur système de santé, scolarité encore bon marché ... C'est un équilibre difficile à maintenir, et qui devra évoluer: nous vieillissons, il vaut mieux pour la planète faire moins d'enfants, et nous devons partager notre prospérité avec le reste du monde, comme la mondialisation nous y oblige. Voter pour certains candidats, c'est nous amener à terme à la situation de la Grèce, ou du Brésil, du Vénézuela, ou de la Russie. Et s'abstenir aussi.

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  Gragol  |  15

"nous devons partager notre prospérité avec le reste du monde"
Nous devons ? Et pourquoi donc ?
"comme la mondialisation nous y oblige."
La mondialisation ne nous oblige à rien, nous la subissons au lieu d'essayer d'en tirer profit, voilà tout.

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  brhd  |  45

Désolé, mais comparer la Grèce, le Venezuela, le Brésil et la Russie n'a absolument aucun sens...

Quant à la mondialisation... Tu ne peux pas prôner la sauvegarde de la planète et aller dans le sens de la mondialisation dans la même phrase...
La mondialisation, c'est également mettre en concurrence des denrées alimentaires, avec des règles environnementales drastiques d'un côté, inexistantes de l'autre.
Ou importer des denrées qu'on génère localement.
La destruction d'un modèle agricole respectueux de l'environnement (productivisme, pesticides, ...).

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  Glimbard  |  4

Nous devons partager avec le reste du monde parce nous n'avons plus le choix. Depuis que les Chinois, les Thaïs, les Coréens se sont mis à faire des produits à valeur ajoutée et à les vendre, nous ne sommes plus seuls. La mondialisation n'est plus un choix: les anciens pays en voie de développement (il y a 50 ans, la Corée du Sud avait le PIB du Sénégal) veulent aussi bénéficier de notre niveau de vie. Et on ne peut plus vendre (cher) nos produits manufacturés pour acheter (bon marché) des matières premières: maintenant il y a de la concurrence, qu'on le veuille ou non. Le point positif est que cette mondialisation a permis à plus de 2 milliards d'êtres humain de sortir de l'extrême pauvreté. C'est un fait. Il suffit de regarder les chiffres. Et si on veut sauver la planète, il ne suffit pas de refuser la mondialisation, il faudrait décider de ne consommer que ce dont on a besoin, refuser les produits à obsolescence programmée, ne plus boire d'eau en récipient plastique, et 1000 autres choses. Le commerce mondial et le transport ne coûte pas cher: faire venir un vêtement depuis la Chine coûte moins de pétrole que d'aller le chercher en voiture en centre ville. C'est aussi un fait.

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  Glimbard  |  4

Mais bien sûr que je peux les comparer. Tous ces pays sont ou ont été dirigés par des démagogues, populistes, dictateurs. Avec un effet ruineux sur l'économie et le niveau de vie de leurs habitants.
Et en ce qui concerne la mondialisation, comme je l'ai déjà expliqué, elle n'est pas mauvaise en soi. Faire venir une tonne de produits le la Chine par un porte conteneur coûte 10 fois moins en énergie que de transporter une tonne de marchandises par camion de Paris à Lyon. Cf les chiffres de consommation.
Si on veut sauver la planète, il faut en revanche replanter les forêts détruites pour avoir de l'huile de palme, restaurer les forêts dans plein de pays (cf Effondrement, de Jared Diamond, bouquin de référence), arrêter de consommer n'importe quoi comme des abrutis et faire durer les choses, produire des biens réparables, cesser d'utiliser du plastique ... C'est parfaitement compatible avec une mondialisation gérée par des consommateurs avertis.
Ce sont les consommateurs qui décideront en fin de compte. Ils peuvent le faire.

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  Haythan  |  21

Nos gouvernements sont très loin d'être exemplaires, tant pour le niveau de vie des habitants du monde que de l'écologie mondiale. Bizarrement, quand bien même ton chiffre de 2 milliards serait vrai, les inégalités n'ont jamais été aussi fortes, et on a encore des famines et des gens qui crèvent de soif pendant qu'on gaspille l'eau et la bouffe par tonnes chez nous. L'exploitation est loin d'avoir refluée également, on continue d'exploiter des gens, notamment des enfants pour créer des produits que l'on rend nécessaire. Les consommateurs n'ont pas tellement leur mot à dire actuellement : ce n'est pas la demande qui crée l'offre mais bien l'offre qui crée la demande. Tant que continueront d'exister de grosses industries, elles continueront à exploiter les ressources et les gens à moindre coup là où elle le peut. Ce sont les bienfaits du phénomène que l'on nomme mondialisation.
Je pense surtout que, si on veut diminuer l'impact d'un effondrement sociétal (parce que c'est nos culs qu'on cherche à sauver, la planète, elle, survivra), il vaut mieux se remettre à consommer et produire localement, et en effet réduire au maximum les déplacements de ressources, quitte à se passer de certaines. Quel besoin a-t-on de consommer des avocats ou du maïs quand on sait ce que ça consomme en eau pour entretenir des cultures chez nous ou ce que ça dégage en CO2 pour les faire venir chez nous, alors qu'on peut cultiver des plantes qui sont prévues pour pousser dans notre écosystème, ou bien en adapter certaines naturellement si on évite les OGM (cf le conservatoire de la tomate) ? En bref, éviter de faire venir les ressources d'ailleurs, soit en fabriquer chez nous, soit s'en passer.

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  Djef Ray  |  23

Ça prouve bien que c'est la b*te qui gouverne le monde ><

La mondialisation n'est pas vraiment le problème en soi, mais plutôt la façon dont elle est menée, avec des pays en concurrence (sous l'influence de lobby financés par des industriels dont le seul intérêt est le profit personnel).
La mondialisation peut être une bonne chose. Une étude récente montre que le coût carbone au kilo de nourriture est plus important pour des produits distribués en circuits courts (directement entre producteurs et consommateurs) que des produits importés par cargo, car cela implique des déplacements plus nombreux, avec des véhicules sous-exploités...

Une des solution selon moi serait de taxer les produits importés à hauteur de la différence d'exigences sociales et environnementales avec les produits fabriqués en France ou en UE, les produits pouvant justifier d'une équivalence (non emploi d'enfants, salaire minimal garanti, protection sociale de même niveau, mesures de protection environnementales ad hoc, etc.) pouvant alors prétendre à une réelle concurrence libre et non faussée. Cela permettrait de tirer vers le haut les standard de qualité, et non vers le bas comme c'est le cas actuellement. Mais c'est à un gouvernement de prendre ce type de mesure, il ne faut pas compter sur la masse consommatrice pour appliquer d'elle-même ce genre de principe, car la nature humaine poussera toujours le plus grand nombre à chercher le plus avantageux au niveau personnel avant de réfléchir au niveau collectif. Les puissants industriels ont bien compris cela, et en jouent.

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  Haythan  |  21

Liée à un système productiviste quel qu'il soit (capitaliste comme communiste), la mondialisation ne peut toutefois rien apporter de bon. Ne serait-ce que le fait d'avoir des contacts avec d'autres pays, des échanges de culture ou autre est une bonne chose. Mais cela aujourd'hui se transforme plus en un appauvrissement culturel mondial, plutôt qu'en un échange et un partage équitable. Ensuite, au niveau local, on peut également diminuer les déplacements, notamment en cessant l'exploitation intensive des sols et des champs, pour revenir sur une culture plus écologique et raisonnée. Plutôt que de redistribuer toute la nourriture aux quatre coins du pays dans des grandes surfaces, les vendre plus localement est possible, et on n'a ni les cargos, ni les déplacements trop nombreux.
A mon avis, tant que les moyens de production et d'acheminement ne seront possédés que par quelque personne, on n'approchera pas d'un système plus équitable. Quel intérêt pour les monopoles de voir une libre concurrence, et donc d'abandonner le pouvoir qu'ils ont actuellement ? Le changement ne viendra à mon sens pas des gouvernements, qui soit profitent de la situation soit en sont les otages, mais bien des peuples. Si on admet une nature humaine égoïste, les membres du gouvernement ne font pas exception. S'appuyer sur un gouvernement pour changer cela, c'est s'appuyer sur des invidividus tout autant égoïste que les autres qui n'ont donc pas intérêt, eux non plus, à perdre leurs avantages et à voir la situation changer. Avec cette vision de la nature humaine, ceux qui ont le moins intérêt à changer la situation sont aussi ceux qui en profitent le plus. A l'inverse, les laissés pour compte ont plus intérêt à chercher le changement, ne serait-ce que pour leur avantage personnel.
Pour ma part, je ne crois pas en une nature humaine. L'homme est changeant, éducable, malléable. Si la nature humaine était fondamentalement égoïste, comment expliquer des mouvements tels que les Communes, les révolutions communistes de par le monde, qui même si elles n'ont pas bien tourné partaient toutefois sur l'idée d'une redistribution équitable des richesses, donc sur une réflexion collective ? Comment expliquer également les essais de communautés anarchistes, certes à petite échelle, mais proposant une alternative quand même ? Tout est question d'éducation. Nous sommes actuellement dans une société au sein de laquelle le système libéral est très largement dominant, les alternatives se sont effondrées, les idées qu'il y avait derrière sont stigmatisées et les nouvelles tentatives sont réprimées. Nous sommes donc éduqués à vivre dans ce système libéral, et donc à penser à notre confort égoïste avant celui des autres. Mais ce n'est pas une nécessité, ce n'est qu'une contingence du monde dans lequel nous vivons, du seul dont nous sommes témoins depuis quelques décennies.

P.S: une fois les marchandises déchargées des cargos, comment les acheminer à travers la terre de manière non-polluante? De cette manière, on cumule deux méthodes de transport polluantes, plutôt que de se contenter d'une seule.

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  Gragol  |  15

Haythan, quand je lis ce genre d'ineptie, je me dis qu'on n'a pas fini de devoir combattre la pensée gauchiste... Et puis je finis par accepter la réalité : les gentils naïfs dans ton genre sont dans le déni et entendent bien y rester. Chacune de tes phrases contient contre-vérités, approximations, subjectivité, complotisme, anti élitisme primaire, manque criant de connaissance en économie, affirmations peremptoires... Et le plus drôle c'est que tu y crois :)

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  Haythan  |  21

Je te retourne le compliment mon cher Gragol. Nous avons tous notre prisme de lecture, et le mien est tout autant subjectif que le vôtre. Ton commentaire en réponse à Orlok m'a probablement autant fait rire que je t'ai fait rire, chacun se voile la face comme il peut. Mais si je suis à ce point naïf et à côté de la plaque, fais-moi accéder à la vérité, je t'en prie. ;)
Cela dit, je t'envie. A combattre la pensée gauchiste, tu as bien moins de travail que si tu combattais la pensée libérale.