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Ladybug nous en dit plus

Ladybug 5

Yup, je vais apporter quelques précisions : c'était des lysanxia, j'en ai pris trois. Je suis spasmophile, et ce n'est pas de l'automédication, ça m'a été prescrit par mon médecin. Je suis d'accord, trois à la fois, c'était pas malin. Mais je voulais vraiment pas avoir une crise. Je me suis évanouie dans les toilettes, mes collègues m'ont trouvée, ont appelé les pompiers qui ont trouvé la boîte à moitié vide, et ont déclaré "classique, TS". Comme je l'ai dit à mes collègues un peu plus tard, je vis dans un appart' avec cinq serrures qui ne s'ouvrent pas de l'extérieur, je suis sous suffisamment de types de médocs pour faire un cocktail détonnant, si j'avais voulu mourir, je me serais pas enfilé trois malheureux cachetons au boulot. Et je vois un psy, c'est le troisième d'ailleurs. Je suis dépressive sévère, et ça aussi, les pompiers ont jugé nécessaire de le faire savoir à mes collègues, qui étaient amassés autour de moi, en parlant dans leur talkie walkie. Tout ceci m'a été rapporté par les dits collègues. La crise due au stress, c'est parce que la boîte pour laquelle je bosse ne voulait plus travailler avec ma boîte (je suis prestataire de service), et ils ont donc décidé de m'attaquer pour incompétence... qui veut noyer son chien dit qu'il a la rage... Toujours TLBM ?

lafrayze69 nous en dit plus

Quel honneur de voir mon anecdote validée ! o/ J'ai bien aimé le mail m'annonçant cette bonne nouvelle, plus particulièrement le passage où il est écrit que je peux boire du champagne et faire un câlin à mon hamster pour fêter ça. Je me suis demandée pendant un instant s'il ne s'agissait pas là d'une référence plutôt glauque à ma VDM. Bref, pour répondre à LA question : Non, je ne vais pas racheter un frère pour ma fille, je lui ai expliquée que cela coûte trop cher et qu'à moins d'être Madonna, cela n'était pas possible ! Blague à part, je suis navrée d'avoir heurté la sensibilité de certaines personnes, nous ne sommes pas des monstres, nous sommes juste des parents qui malheureusement avons déjà dû parler de la mort avec notre enfant, car les évènements le nécessitaient et que dans ce genre de cas, nous ne sommes pas partisans des tabous et des non-dits, sous prétextes de l'âge de l'enfant et du bon vieux "ils sont trop jeunes pour comprendre". Avec des mots simples, nous avons tenté de lui expliquer ce que ça voulait dire "mourir". On lui a également dit que mourir faisait partie de la vie, que tout le monde meurt un jour (dans la plupart des cas, quand on est très très vieux). Elle n'a pas été choquée, ni traumatisée, mais de temps en temps elle en parle et quelques jours avant, elle me disait qu'elle ne voulait pas que notre petit chien meurt, je lui ai répondu que malheureusement, un jour il ne serait plus là, elle m'a alors rétorqué qu'elle voudrait qu'on rachète un autre Simba (nom de notre chien), et contrairement à ce que j'ai pu lire : NON, nous ne considérons pas les animaux comme des objets, je lui ai bien expliqué que notre petit chien est unique comme n'importe quel individu et qu'on ne pourrait jamais avoir un autre "Simba". Pour remettre les choses dans leurs contextes : sortie avec les enfants, rue bondée et ma fille qui s'exclame avec toute sa délicatesse : "Maman, un jour mon frère il va mourir ! On pourra en racheter un autre ?" Bien entendu la foule environnante n'en a pas perdu une miette et les regards outrés et interrogateurs ont fusé. Après un rire (jaune) et une petite grimace, je lui ai dit que NON, son frère n'allait pas mourir (en tout cas pas avant une bonne centaine d'années) et que de toutes façons un frère ça ne se rachète pas quand sa meurt. Donc conclusion : je ne pense pas que c'était sa jalousie de grande soeur qui parlait à ce moment-là. Ma fille a eu des petits moments de jalousie juste après la naissance du petit, mais depuis tout va très bien, entre deux "tu sens mauvais" et "arrête de pleurer", elle l'adore son frangin ! ;)