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Grève de la SNCF : 24 situations bien VDM que l'on va traverser pendant cette journée de m**** !

Par VDM / mercredi 21 mars 2018 10:30
Sortez vos mouchoirs et prenez votre mal en patience : nous avons le regret de vous annoncer qu'une grève de la SNCF est prévue pour ce jeudi 22 mars. Si vous sortez de chez vous ce jour-là, attendez-vous donc à traverser peut-être (sûrement ?) ces 24 situations VDM à souhait. Oui, on sait, ça nous donne envie de mourir, nous aussi.

Il y a quelques jours, la publication d’un rapport exclusif sur l’avenir du ferroviaire en France a créé quelques remous, et l’esquisse d’une réforme du secteur a poussé le premier syndicat de la SNCF à annoncer une grève prévue pour le 22 mars prochain. On y est. Voilà, on est encore partis pour une grève, les amis.

Ce même rapport préconise – entre autres – la suppression du statut de cheminot pour les futurs embauchés de la SNCF. Une nouvelle qui fait grincer les dents, puisque le mois dernier, le premier syndicat du ferroviaire a annoncé une grève nationale des 90% de son personnel le jeudi 22 mars.

Mais ce n’était rien avant que l’on apprenne que l’intersyndicale des cheminots prévoit une grève de « deux jours sur cinq »  du 3 avril au 28 juin. Ça va être sympa pour aller travailler ou, mieux encore, passer son bac.

Bon, il faut admettre qu’en tant qu’usagers, ça ne nous réjouit pas trop, tout ça. Et puis, impossible de dire qu’une fois n’est pas coutume, puisque le réseau ferroviaire nous en fait voir des vertes et des pas mûres chaque jour. Oui, il suffit de voyager un peu pour se rendre compte que oui, l’herbe est souvent plus verte ailleurs (nous insistons sur le mot souvent, afin de nuancer notre propos).

Et forcément, quand on est dans la galère, on traverse plusieurs situations bien VDM, que nous avons tenté de vous compiler ci-dessous :

1. C'est le matin, tu manges tranquilou tes chocapics, quand soudain, tu reçois une notification. Aujourd'hui, c'est jour de grève. Et tu le sais très bien, la SNCF ne fait pas de cadeaux. Tu décides donc de te recoucher. 5 minutes.

Tu vois déjà le scénario défiler dans ta tête, et ton envie de sortir du lit est aussi forte que celle de couper les ongles des pieds de ta grand-tante Monique. Il est clair que cette affaire sent le roussi. De quoi regretter de ne pas être actuellement au chômage ou en vacances dans un coin reculé de Thaïlande.

2. Tu prends ton petit-déj’, et ce café que tu viens de renverser sur ton pull d’un blanc immaculé présage une bonne grosse journée de merde.

Ne t’en fais pas, aujourd’hui, rien n’ira, rien n’aura de sens et rien d’intéressant n’arrivera. L’heure de la résignation a sonné, tu ne peux rien faire.

3. Tu bouges quand même tes fesses pour aller jusqu’au quai, parce que tu es un être plein d’espoir (sauf si tu vis en Île-de-France, dans ce cas, ça fait longtemps que tu n'as plus aucun espoir, c'est juste un automatisme).

Évidemment, aucun train n’est à l’horizon, tu t'en doutes bien. La voix bienveillante de la dame qui fait les annonces te donne envie de la renverser sur les rails. Pas de voix douce et bienveillante, pas de bonne humeur aujourd’hui, merci. On ne veut pas de ça pendant les jours de grève.

4. Pendant une fraction de secondes, tu songes à appeler ton boss pour négocier une journée de télétravail.

Bien sûr, tu ne le feras pas. Ta grand-tante est déjà morte quatre fois depuis décembre, et ça fait longtemps que plus personne ne croît à tes « souffles au cœur ». Tu as donc épuisé tous tes jokers. À ce niveau, ce serait franchement abusé de ta part, espèce de grosse feignasse.

5. Tu soupires un bon coup et ne peux t’empêcher de faire une réflexion tout haut quand tu entends que la SNCF « te demande de l’excuser pour la gêne occasionnée ».

Occasionnée ? Alors là, c'est le pompon sur la Garonne. Tu ne te foutrais pas un peu de ma gueule, Martine ?

6. Si tu viens d’Île-de-France, pour toi, finalement, ce cas de figure, c’est la routine, en fait. Tu attends que ça se passe.

Les « difficultés lors de la préparation du train, les « malaises voyageur », les « absences de signalisation » et autres « problèmes d’intempéries », qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente et ce CHAQUE JOUR, t’ont donné un sacré avantage dans le patience game. Toi, tu sais. Puisque tu voyages dans le RER C tous les matins avant prendre la ligne 13, légende parmi tant d’autres légendes parisiennes, avec l’odeur de pipi et les gens trop pressés sur les escalators, même à 23h30.

7. Tu télécharges les applis « SNCF » ou « Mon RER C » tout en sachant pertinemment qu’aucune info JUSTE ne passera certainement pas par celles-ci.

On appelle ça l’énergie du désespoir. Mais on se console comme on peut.

8. Tu dis « j’attends 10 minutes, et après j’me casse ».

T’as l’impression d’avoir attendu environ 10 heures. Ta morve au nez s'est transformée en stalactite. 

9. Tu te décides d’attendre 15 minutes supplémentaires. On sait jamais.

Tu ne t’es toujours pas cassé. Rien ne bouge. Ton œil droit pleure. Tu as froid. Ton ventre gargouille.

10. Au bout de 20 nouvelles minutes d’attente, tes doigts s’engourdissent, tu sens la colère monter.

Tu songes vaguement à t’expatrier. N'importe où.

11. Tu insultes le pauvre agent SNCF qui n’a rien demandé de « sale branleur de m*rde ».

Sauf qu’il n’y est pour rien, lui. Tu te trompes de combat.

12. Tu postes une tirade sur Twitter en mentionnant la SNCF.

Le CM, qui se fait appeler Paul, te répond. Tu le traites « d’enfoiré de ses morts », il te demande de « rester poli » et de « garder ton calme ». Sauf que Paul, lui, est assis confortablement dans un bureau chauffé, en train de siroter un cappuccino. Tu détestes Paul.

13. Au comble du désespoir, tu postes une missive sur Facebook. Ça en dit long sur ton état.

Voilà, ça y est, tu n’as plus aucune dignité. À un tel point que tu ressens le besoin d’informer ta tante Sandrine, à qui tu n'as pas donné de nouvelles depuis environ 4 ans, de ton état via un statut avec un fond de couleur. Évidemment, tout le monde s’en carre, et tu n’obtiens qu’un 1 like. Celui de Martine, ta maman, qui te demande si tu as bien mis ton bonnet.

14. Tu appelles ta mère, Martine, pour lui déverser toute ta haine.

Elle ne répond pas.

13. Une annonce SNCF te fait savoir qu’un train va bientôt arriver à quai.

Il n’arrivera jamais.

14. Finalement, tu rentres dans un train non-identifié.

Car « on sait jamais », sur un « malentendu ».

15. Le train va à Noisy-le-Sec. Ce n’était pas ta destination.

Le trajet est long. Beaucoup trop long à ton goût. Tu viens d'apercevoir une cabine téléphonique et un mec qui fait le poirier. Aïe.

16. Une mamie te regarde avec mépris. 

Il semblerait que la place côté fenêtre à laquelle tu es assis serait LA SIENNE DEPUIS 10 ANS. 

17. Tu ne sais pas où tu es, car finalement, tu n’es pas à Noisy-le-Sec.

Tu shootes dans une poubelle. Des larmes coulent le long de ton visage.

18. 2 heures plus tard, tu as réussi à te calmer. Tu passes le niveau 489 de Candy Crush.

Bravo, champion.

19. Ton patron t’appelle pour la 12e fois.

Tu ne réponds plus (tu as peur).

20. Tu te dis que finalement, l’expatriation, c’est vraiment pas mal, en fait, comme idée.

T'as un pote qui habite à San Fransisco, il a l'air de vachement plus s'éclater que toi. Bon, c'est pas dur, à ton niveau.

21. T’essaies de faire des ricochets sur les rails.

L'ennui nous perd.

22. Tu comptes toutes les fois où la SNCF s’est mise en grève et tu fais un bingo des excuses sorties pour justifier les retards.

Il serait intéressant de compter toutes les heures qu'on a perdues sur des quais ou bloqués dans un train. Non, il vaudrait mieux ne pas savoir, en fait. Restons éternellement ignorants.

23. Vu que le train est à l’arrêt et que tu as quelques heures devant toi, tu comptes tous les relous que tu vois dans le coin.

Un gosse chiale à côté de toi, son père, les écouteurs sur les oreilles, décide également de retirer ses chaussures avant de s’étaler sur sa place. À côté, une femme raconte au téléphone que « c’est franchement abusé ce que Sandrine a dit de Corinne hier au café ». En face de toi, un type soupire à chaque annonce de la SNCF et grommeler « PFFFFFF alors là, bravo la SNCF ».

24. Tu tapes « démarches expatriation Montréal » sur Google.

Tu finis pas l'article. La flemme.



BONUS : 25. Rien de tout ça. Tu es resté à la maison et tu as dormi toute la journée.

Si tu vis à Paris, t'as de la chance.

Il est déjà 16h05. Trop tard. Plus qu'à rentrer chez toi, finalement. Prêt pour faire marche arrière ?

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  tonga  |  12

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