Elle raconte son agression dans les transports en commun sur Twitter, et le récit est plus que glaçant

Il y a une semaine, une jeune internaute a subi une violente agression dans les transports en commun, alors qu’elle rentrait chez elle. C’est sur Twitter que l’adolescente de 17 ans a raconté son calvaire à travers un Story Time.

Bon, trêve de malentendus. La Journée Internationale des Droits des Femmes n’a pas pour but de célébrer la beauté du sexe féminin en lui proposant d’acheter de la lingerie ou des fleurs par le biais de publicités édulcorées aux couleurs chatoyantes. Non, le 8 mars n'est pas non plus une fête commerciale, au même titre que la Saint-Valentin ou la fête des mères. Il s'agit d'une journée de lutte, d'une journée où l’on tente de retracer tout le chemin parcouru pour l’égalité, mais aussi et surtout celui qui reste à parcourir. Et il est encore très long. Tout reste à faire. 

Le 8 mars, on dénonce surtout les inégalités salariales, les violences faites aux femmes et le harcèlement, parmi tant d’autres choses. Le 8 mars, on écoute avec attention toutes celles qui ont besoin d’être écoutées.

Ce témoignage de @ColombeAnae, une adolescente de 17 ans, a été publié sur Twitter il y a une semaine, et a retenu toute notre attention. Au cours de story time, l’internaute raconte un récit glaçant par sa violence, mais aussi pour que l'on ait, toutes et tous, une prise de conscience nécessaire sur la gravité de la situation.


Colombe est une fille comme nous, elle a peur. C'est une habitude. 


Ce lundi devait être semblable aux autres lundis. Colombe rentre tard chez elle, comme la dernière fois. Rien de grave.


Et, puis, quelqu'un décide d'empiéter sur son espace vital.


Un simple refus de sa part et voilà que la jeune femme sent que les choses vont mal tourner. 


Et quand elle cherche du regard une personne susceptible de l'aider, tout le monde est aux abonnés absents.


Et si vous pensiez que le calvaire s’est terminé une fois sortie du bus, c'est raté...


Comment réagir ? Comment faire face à ce traumatisme ? On ne sait pas. Personne ne sait.


À travers ce story time, Colombe en a profité pour faire passer un message. Ne vous empêchez pas de continuer à mener votre vie comme vous l’entendez après une telle expérience. Restez comme vous êtes. Ne changez pas vos habitudes.


Et si vous êtes témoin d’une agression, même si vous avez peur, essayez de faire un geste. Vous pouvez sauver une vie.

Suite à l’agression, Colombe a également précisé que le chauffeur ne l'a pas aidée car il était « occupé » à autre chose au moment de l'agression et qu’elle ne comptait pas porter plainte non plus : « Je ne ferai pas plus que ce que j’ai fait, c’est déjà énorme et je ne compte pas me pourrir encore plus la vie à toujours ressasser », admet-elle. Avant de se revenir sur sa décision et d’aller au commissariat, sur les conseils d’autres personnes. D’autres internautes lui ont suggéré de demander à voir les vidéos de surveillance du bus afin de retrouver les responsables.

Le harcèlement dans les transports en commun est aujourd'hui au coeur des considérations. Le syndicat des transports d'Île-de-France Île-de-France Mobilités a par exemple lancé cette semaine un dispositif anti-harcèlement dans les transports en commun de la région avec des affiches très évocatives. Des femmes, paniquées, sont représentées à côté des harceleurs qui prennent l'apparence d'animaux sauvages, à savoir un loup, un requin ou encore un ours, façon grands prédateurs.

Drôle de choix que de représenter des espèces en voie de disparition quand on sait que les harceleurs, eux, sont plus nombreux que jamais...

Par VDM / jeudi 8 mars 2018 11:50 /
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Top commentaires
Par  Tartare2240  |  30

Malheureusement, on assiste ici à un cas classque de l'"Effet du Témoin". Et c'est comme ça qu'une femme s'est faite assassiner en pleine rue, avec une demi-douzaine de témoins qui n'ont rien fait. Cela ne s'applique pas qu'aux violences faites femmes, loin de là ! Le fait étant que, en société, si il y a des témoins d'une scène violente ou de danger, les chances de réactions sont inversement proportionnelles au nombre de personnes présentes, car les gens se disent qu'il y a tellement de personnes que forcément, quelqu'un d'autre va réagir.

Aux personnes dans une situation de détresse : désigner quelqu'un va le responsabiliser personnellement, le forçant à prendre la décision (ou non) de vous aider. Si vous appelez "Tout le monde" ou "Que quelqu'un m'aide", ils ne se sentiront pas forcément concernés.

A vous qui lisez ceci et prenez connaissance du phénomène : agissez ! Les autres ne réagiront peut-être pas à cause de cela ! Il faut que vous preniez connaissance plus en profondeur du phénomène (je vous conseille l'article Wikipédia pour cela) et que vous en parliez autour de vous. Plus les personnes auront connaissance de ce phénomène, et plus elles réagiront en cas de problème.

Par  brhd  |  45

Ça laisse clairement sans voix...

Il est clair qu'il va falloir VRAIMENT plus de sévérité judiciaire, et l'application stricte des lois (je ne m'en prend pas aux juges, ils sont débordés et les prisons sont pleines...).


"un dispositif anti-harcèlement dans les transports en commun de la région avec des affiches très évocatives"
Wouhou, ça va tout changer des affiches dis donc :/

"Drôle de choix que de représenter des espèces en voie de disparition quand on sait que les harceleurs, eux, sont plus nombreux que jamais..."
Non, c'est le choix de représenter des prédateurs, pas des espèces en voie de disparition.

COMMENTS
Par  brhd  |  45

Ça laisse clairement sans voix...

Il est clair qu'il va falloir VRAIMENT plus de sévérité judiciaire, et l'application stricte des lois (je ne m'en prend pas aux juges, ils sont débordés et les prisons sont pleines...).


"un dispositif anti-harcèlement dans les transports en commun de la région avec des affiches très évocatives"
Wouhou, ça va tout changer des affiches dis donc :/

"Drôle de choix que de représenter des espèces en voie de disparition quand on sait que les harceleurs, eux, sont plus nombreux que jamais..."
Non, c'est le choix de représenter des prédateurs, pas des espèces en voie de disparition.

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  KingRCT3  |  32

Ça passe aussi par porter plainte. Sérieusement, portez plainte !
Heureusement que cette jeune femme a changé d'avis, mais ne pas porter plainte sous prétexte de ressasser l'histoire, c'est pas mieux que d'être témoin et ne rien faire ! C'est limite de la complicité...
Je sais que ce n'est pas facile, qu'on peut avoir honte, ne plus vouloir y penser, peur de ne pas être crue ou prise au sérieux... Mais si vous voulez vous battre pour ça, c'est la première étape.

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  sassif93  |  13

Lol le mec qui réinvente l'eau chaude. Si la sévérité judiciaire avait le moindre effet ça se saurait, depuis des millénaires qu'on applique cette politique dans l'histoire de l'humanité. Mais non scoop immense même la peine de mort automatique et sans jugement n'a aucun effet sur le niveau de criminalité.

Par  Tartare2240  |  30

Malheureusement, on assiste ici à un cas classque de l'"Effet du Témoin". Et c'est comme ça qu'une femme s'est faite assassiner en pleine rue, avec une demi-douzaine de témoins qui n'ont rien fait. Cela ne s'applique pas qu'aux violences faites femmes, loin de là ! Le fait étant que, en société, si il y a des témoins d'une scène violente ou de danger, les chances de réactions sont inversement proportionnelles au nombre de personnes présentes, car les gens se disent qu'il y a tellement de personnes que forcément, quelqu'un d'autre va réagir.

Aux personnes dans une situation de détresse : désigner quelqu'un va le responsabiliser personnellement, le forçant à prendre la décision (ou non) de vous aider. Si vous appelez "Tout le monde" ou "Que quelqu'un m'aide", ils ne se sentiront pas forcément concernés.

A vous qui lisez ceci et prenez connaissance du phénomène : agissez ! Les autres ne réagiront peut-être pas à cause de cela ! Il faut que vous preniez connaissance plus en profondeur du phénomène (je vous conseille l'article Wikipédia pour cela) et que vous en parliez autour de vous. Plus les personnes auront connaissance de ce phénomène, et plus elles réagiront en cas de problème.

Par  Dor21  |  36

Trop de votes négatifs, commentaire masqué. Voir le commentaire

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  shibi  |  35

Si on suit ton raisonnement, alors les agresseurs sont aussi en décalage par rapport à leur environnement ! On vit dans une société qui interdit les agressions, donc comme tu dis, ils ont à respecter ça ! Et c'est encore eux qui sont en tort !

Un délit reste un délit quelque soit les conditions, et je rajouterai même "Ma liberté s'arrête là où celle des autres commencent"

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  Dor21  |  36

Shibi, mais je n'ai pas dit le contraire. Néanmoins si tu sais que les autres ne vont peut-être pas respecter "les règles" alors c'est à toi de te préserver un minimum. Et c'est pour tout pareil. Quand tu traverses une rue les voitures doivent s'arrêter, mais tu regardes quand même a droite et à gauche "au cas ou", et avant de traverser à un passage piéton ou à un feu tu t'assures que les voitures s'arrètent, non?

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  timathe  |  49

Shibi, bien évidement que les agresseurs sont 100% en tort, c’est leur comportement à eux qui est totalement inadmissible et ils sont rien a foutre dans notre société en fait.
Seulement voilà, je suis aussi d’accord avec le fait que dans un environnement hostile il faut se protéger et s’adapter. Pourtant je suis la 1ere à adorer ma liberté et à revendiquer le droit de faire ce que je veux, mais ouais malgré ça je fais gaffe, j’adapte mes fringues selon où je vais, j’évite certains endroits etc.
Dans un sens en faisant attention à soi, on leur cède pas de terrain, on les emmerdes.

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  blablabla1980  |  8

Toi, tu me plais.

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  sassif93  |  13

Ce pays est mal barré en effet mais il l'a bien cherché. La prochaine fois avant de construire des ghettos et d'y stocker les pauvres et les étrangers on y réfléchira à deux fois.

Il faut éduquer très tôt les enfants au respect de l'autre en tant qu' "individu"... ça ne suffira pas mais ça sera déjà une bonne base...
une victime reste une victime et ne l'aura jamais "bien cherché". Un agresseur, un violeur est l'unique responsable, coupable.

Par contre on est tous responsable quant à l évolution des mentalités. Ne pas condamner, ne pas (ré) agir et se taire c'est cautionner de tels agissements....

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  Dor21  |  36

Le problème c'est que ce seront toujours les mêmes qui seront éduqués et respectueux et les autres qui ne le seront pas ou pas pareil.... Ce n'est pas nouveau et ca ne risque pas de s'arrêter. Il faut donc agir et réagir en conséquence pour éviter de finir en victime si on peut.

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  Dor21  |  36

"Les uns" et "les autres" peuvent etre n'importe qui. Rien a voir avec une classe sociale ou une origine ethnique ou religieuse. Des gens bien et des gens mauvais il y en a partout, de tout age, couleur, religion.

Par  SebSebSeb  |  4

Je te soutiens et je soutiens toutes les femmes réellement victimes de harcèlement et petit message aux connards qui s'amusent à faire ça: Allez vous faire enculer ça vous qu'on vous attrape les couilles et qu'on presse fort ? Qu'on vous insulte de salope, traînée,sale pute... Non alors arrêtez ça !

Par  Petitsuisse00  |  20

Je te soutiens, ces mecs n’ont pas eu d’éducation, ils n’ont pas appris que quand une fille dit non c’est non même si elle est canon, même si elle a un décolleté jusqu’au nombril; ils n’ont aucun respect pour nous faire ce genre de situation blessante et dégradantes, c’est juste des grosses merdes..

Par  roccapina20  |  3

Promènes toi Armée d un couteau
Être le boucher et mieux que d être le veau
La justice comme les politiques ne connaissent pas cette situation et ne la connaîtront jamais
Ils ne sont donc pas sensibilisés
Et ne pourront donc jamais jugé
La population de base est abandonnée
Courage

Par  casperwoman  |  23

Ce récit me glace le sang !

Je suis abonnée à la page Facebook #payetaschnek qui donne des conseils aux personnes qui assistent aux agressions, comme aller voir l'agressé.e en faisant semblant de la connaître, lui imaginer un prénom, en faisant "Hooo machin, comment ça va ? Ça fait trop longtemps que je ne t'ai pas vu !" et lui faire signe de nous rejoindre.

Je sais que c'est facile à écrire ça derrière un écran, mais des personnes qui ont fait ça ont pu "sauver" la personne agressée, et c'est déjà bien :-)