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Des chats interdits de séjour dans un petit village de Nouvelle-Zélande

Par VDM / lundi 3 septembre 2018 09:30
Illustration - © iStock
Chat va mal !

Il y a ceux qui pourraient mourir de mignonnerie pour un chat, et ceux pour qui ces boules de poils sont démoniaques. Dans le village d’Omaui, c’est cette dernière partie de la phrase qui semble remporter les suffrages. En effet, les autorités locales de cette commune du sud de l’île en ont assez des minous et souhaiteraient ne plus les voir traîner dans les parages.

La raison ? Les chats du coin seraient trop voraces, et engloutiraient un trop grand nombre d’oiseaux et de petits mammifères. Le conseil, qui souhaite préserver la faune, veut donc les faire interdire. Il propose la solution suivante : obliger les propriétaires à faire stériliser leur(s) chat(s), à les faire pucer et surtout, à ne plus en acheter de nouveaux, comme l’explique un article de CNN.

Les habitants sont très en colère. Et les chats, eux, n’ont pas dit leur dernier mot !

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Top commentaires
Par  chapelle16  |  48

Bien qu'étant une grande amoureuse des chats (et de la Nouvelle Zélande) je trouve que ce n'est pas si mal comme décision : une chatte peut avoir dans les 100 chatons au cours de sa vie, et s'ils étaient tous adoptés ce serait un moindre mal mais en général ça donne des chats errants obligés de survivre dans de plus ou moins bonnes conditions et avec une espérance de vie nettement inférieure à celle des chats qui ont un maître, donc stériliser les chats est un acte responsable, tout comme les faire pucer.

Par  Ryry de Lesquen  |  22

«Nous ne haïssons pas les chats, nous voulons juste préserver la riche faune sauvage dans notre réserve naturelle voisine », a expliqué John Collins, président de l'association de protection de la nature.

Je peux comprendre. Et surtout connaissant la beauté de ce pays. Mais s'en prendre aux chats sauvages ? La nouvelle zélande est quand même très utilisatrice des pesticides, herbicides, insecticides, raticides, engrais chimiques etc... Ils exterminent les lapins, les lièvres, les renards... Mais non, c'est la faut des chats. Je suis ryry mais je suis aussi perplexe.

Comments
Par  chapelle16  |  48

Bien qu'étant une grande amoureuse des chats (et de la Nouvelle Zélande) je trouve que ce n'est pas si mal comme décision : une chatte peut avoir dans les 100 chatons au cours de sa vie, et s'ils étaient tous adoptés ce serait un moindre mal mais en général ça donne des chats errants obligés de survivre dans de plus ou moins bonnes conditions et avec une espérance de vie nettement inférieure à celle des chats qui ont un maître, donc stériliser les chats est un acte responsable, tout comme les faire pucer.

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  LitoteCitron  |  36

Je suis bien d'accord avec toi ! Et même si en effet, les conséquences de leur prédation est exacerbée en milieu insulaire. Tout propriétaire, n'importe où, devrait les faire stériliser et pucer (ça c'est déjà obligatoire chez nous mais bon...).

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Tout à fait d'accord Chapelle16, mais en ce qui concerne l'idée d'interdire aux habitants de ré-adopter un chat une fois que leur premier compagnon est décédé, j'adhère tout de suite beaucoup moins à cette proposition liberticide ; et ce d'autant que tous les propriétaires ne vont pas nécessairement laisser sortir leur chat dehors. Sur ce point, le conseil fait fausse route en mettant tout le monde dans le même panier.

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  Haythan  |  16

D'ordinaire, je suis aussi pour plus de liberté. Seulement, il faut vérifier la nécessité de cette liberté et son bien-fondé. Le fait d'avoir un chat en tant qu'animal de compagnie m'apparaît beaucoup comme un droit au confort, comme une liberté liée au confort de l'humain. Ainsi, dans un lieu où ça ne va pas avoir d'impact écologique néfaste ou pas trop néfaste, on peut passer outre. Dans un lieu plus restreint comme une île où les chats vont être reponsable de la diminution du nombre d'oiseaux et à terme de leur disparition, la liberté d'avoir un chat me paraît beaucoup moins fondée et se rapproche beaucoup du confort égoïste: "j'ai un chat, ça va mener à l'éradication des oiseaux locaux mais je m'en fous, c'est ma liberté d'avoir un chat." Plus encore dans le cas présent étant donné que les chats ne devaient probablement pas y être de base et ont du être emmenés là par les humains. Si tel est bien le cas, ça veut dire que les faune locale n'est pas adaptée à la présence de chats dans cet environnement. Quant aux chats qui ne sortent pas, n'est-ce pas égoïste de prendre une décision risquée (le chat peut sortir, un accident ça arrive) par confort pour soi et même pas pour l'animal (s'il ne sort pas, c'pas forcément tip top pour lui quoi)?

Par  Ryry de Lesquen  |  22

«Nous ne haïssons pas les chats, nous voulons juste préserver la riche faune sauvage dans notre réserve naturelle voisine », a expliqué John Collins, président de l'association de protection de la nature.

Je peux comprendre. Et surtout connaissant la beauté de ce pays. Mais s'en prendre aux chats sauvages ? La nouvelle zélande est quand même très utilisatrice des pesticides, herbicides, insecticides, raticides, engrais chimiques etc... Ils exterminent les lapins, les lièvres, les renards... Mais non, c'est la faut des chats. Je suis ryry mais je suis aussi perplexe.

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  Haythan  |  16

Ce n'est pas parce que d'un côté on a des politiques stupides que de l'autre on ne peut pas faire un effort sur un autre point. Et le fait d'utiliser des produits chimiques en grand nombre, ce qui va buter plein de bestioles, n'empêche pas non plus les chats d'être responsables de la disparition d'une partie des oiseaux insulaires.
Ensuite, le fait d'être lucide sur un fait écologique n'empêche pas du tout de se voiler la face sur un autre (impact des produits chimiques, toussa toussa).

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Je m’y vois déjà. Courant après les chats pour les attraper. «  Arrrrr. Fien ici zaloperie de rongeureu !!» ( parce que dans mon monde, tout les méchants ont un accent Allemand comme dans les films ).  « Che t’ai eu!». Je lui caresse gentiment la tête et CRAC!!.. c’est fini.🤣🤣🤣

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Beuh, même les Nazis n'étaient pas aussi psychopathes que toi, eux au moins, ils prenaient soin des animaux !

Sinon, je ne savais pas que les chats étaient des rongeurs, décidément, on en apprend tous les jours...

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  Kaa04  |  42

Oui mais probablement beaucoup moins que dans le seul but de se nourrir. Et si vous changez les habitudes d’une population son comportement peut dévier radicalement.

Par  Haythan  |  16

Me semble que c'est dans ces eaux-là que vit une espèce d'oiseaux protégée, endémique à quelques îles. On ne le trouve plus que sur une île, faute aux chats qui ont été importés sur ces îles par l'homme. Je trouve donc que c'est une bonne décision. Toujours mieux que de rajouter des espèces pour s'en occuper.

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Il est vrai que les chats stérilisés peuvent avoir plus d'appétit que les autres, mais lorsqu'ils n'ont pas faim, leur instinct les pousse à chasser quand même, donc je ne pense pas que cela change grand-chose. Par contre, la stérilisation permet d'éviter une prolifération de masse : les chats stérilisés ne transmettront pas de descendance, et ne seront pas remplacés à leur mort (par contre, cela rallonge leur espérance de vie, mais à terme, les populations de chats errants diminueront progressivement). L'impact environnemental de la stérilisation est donc globalement positif.

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