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Auteure de "Comment tuer son mari ?", elle est aujourd’hui suspectée d’avoir tué son mari

Par VDM / mardi 18 septembre 2018 05:00
Illustration - © Capture écran film Misery
Nancy Crampton-Brophy, une auteure américaine de romans policiers, est suspectée d’avoir tué son époux. Il y a quelques années, elle avait écrit le livre "Comment tuer son mari ?". Hasard ou coïncidence ?

L’histoire est ironique au possible. Nancy Campton-Brophy, auteure du livre "Comment tuer son mari", est accusée d’avoir tué son époux, Daniel Brophy. L’homme de 63 ans a été découvert début juin sur son lieu de travail, le corps criblé de balles. Il enseignait la gastronomie dans une école de cuisine et était très apprécié. Rapidement, les enquêteurs sont arrivés à suspecter son épouse.

Nancy, âgée de 68 ans, est une grande passionnée du crime, et surtout des meurtres conjugaux. En 2015, elle a notamment écrit le livre "Le mauvais flic". Sur le blog See Jane Publish, elle racontait : "En tant qu’auteure de romans à suspens, je passe beaucoup de temps à penser aux meurtres et, du coup, aux procédures de police". Dans plusieurs de ses ouvrages, la sexagénaire donnait des conseils pour réussir le crime parfait. Elle recommandait notamment de ne pas utiliser du poison car trop traçable, ou encore de ne pas embaucher un homme de main car il risquait de vendre la mèche à la police.

Malgré ses conseils et ses nombreux livres, Nancy Crampton-Brophy se retrouve aujourd’hui sur le banc des accusés. Dommage qu’elle n’ait pas penser à écrire "Nos conseils pour ne pas se faire prendre après un meurtre", ça aurait pu l’aider vous ne trouvez pas ?

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Comments
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  Araldwenn  |  9

VDM est un site américain ?

Après, pour info, la présomption d'innocence aux États-Unis est garantie par le quatorzième amendement de la constitution, par contre la garantie de cette présomption d'innocence vis-à-vis des médias est moins forte qu'en France.

Grosso-modo, pour un article comme celui-ci, en France VDM pourrait avoir à mettre la main au porte-feuille, aux Etats-Unis, ça serait une petite tape sur les doigts.

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  Slyfried  |  37

Mais en France elle existe et garantie par la D.U.D.H. ... :

La présomption d'innocence, telle qu'entendue actuellement dans la plupart des pays d'Europe, se fonde sur l'article 11 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 de l'ONU qui la formule de la façon suivante :

« Article 11. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.

Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis. »

Outre la présomption d'innocence, le premier alinéa fonde les droits de la défense. Le deuxième alinéa fonde le principe de légalité et de non rétroactivité des délits et des peines. Le droit canadien formule cette définition de façon explicite dans son Code criminel et dans sa Charte canadienne des droits et libertés :

« Tout inculpé a le droit d’être présumé innocent tant qu’il n’est pas déclaré coupable, conformément à la loi, par un tribunal indépendant et impartial à l’issue d’un procès public et équitable. »

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  Araldwenn  |  9

Pour le coup, tu as tout faux : la déclaration universelle des droits de l'homme n'a, en France en tous cas, aucune portée juridique.
C'est la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 (DDHC - et ce, uniquement depuis 1947), la convention européenne des droits de l'homme et le code de procédure pénale qui garantissent cette présomption d'innocence en France.
Et elle connait, toujours en France, certaines exceptions, notamment en matière de proxénétisme : si tu ne peux pas justifier de ressources en lien avec ton train de vie alors que tu vis avec une personne connue pour se livrer à la prostitution, tu es automatiquement considéré comme un proxénète...

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  Angwena  |  22

Vous avez tous les deux raisons et faux.
La portée juridique de la Déclaration est certes faible. Il s’agit en fait d’une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies. Elle n’a donc pas la valeur juridique d’un traité international, c’est-à-dire qu’elle n’a pas de dimension contraignante et ne peut être invoquée devant un juge. Ainsi, en France, le Conseil d’État a-t-il affirmé qu’elle était dépourvue de valeur normative (notamment par un arrêt "Roujansky" de 1984).

C’est donc un texte dont la portée est avant tout morale, s’appuyant sur l’autorité que confère la signature de la majorité des États du monde (193 États sont membres de l’ONU depuis 2011).

Toutefois, de manière à assurer plus efficacement le respect des libertés fondamentales sur le plan international, il a été décidé de rédiger des déclarations des droits ayant valeur juridique. Tel est l’objet des deux Pactes adoptés le 16 décembre 1966 : le premier relatif aux droits civils et politiques, le second aux droits économiques et sociaux.

Ces deux textes sont entrés en vigueur en France en 1981. Ils ont pour principal intérêt de reprendre, en détail, l’ensemble des libertés évoquées dans la Déclaration universelle de 1948 et de leur conférer une valeur juridique contraignante.
On constate pourtant que les deux Pactes de 1966 n’ont pas non plus joué un rôle essentiel en droit français, en tant que facteur de renforcement des libertés fondamentales. En effet, la France est partie à une convention en matière de protection des droits de l’homme : la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, signée le 4 novembre 1950 à Rome et ratifiée par la France le 3 mai 1974.

On constate pourtant que les deux Pactes de 1966 n’ont pas non plus joué un rôle essentiel en droit français, en tant que facteur de renforcement des libertés fondamentales. En effet, la France est partie à une convention en matière de protection des droits de l’homme : la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, signée le 4 novembre 1950 à Rome et ratifiée par la France le 3 mai 1974.

Or, ce texte occupe une place centrale en France en raison du système juridictionnel très efficace qu’il a mis en place. Il a en effet institué une Cour européenne des droits de l’homme dont le siège est à Strasbourg. Les citoyens (et plus largement toute personne résidant en France) peuvent se plaindre devant elle des violations des libertés fondamentales subies en France, en vertu de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

C’est pourquoi, malgré leur importante charge symbolique, la Déclaration universelle des droits de l’homme et les pactes de 1966 sur les droits civils et politiques, et sur les droits économiques et sociaux, jouent en France un rôle juridique réduit.

Par  izou  |  18

C'est triste, mais dans de nombreux cas, le conjoint est le premier suspect. Ici, ce qui est comique, c'est que le conjoint en question est spécialisé dans les crimes...

Ça me appelle une auteur qui avait écrit un roman avec quelques recettes de cuisine dedans (J'en ai fait quelques unes, c'est bien expliqué et pas mauvais) dont une crêpe aux champignons qui a eu des "effets secondaires" dans le roman... v_v'

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