Par public.fr - 3/7/2019 18:45 - France
Aujourd'hui, j'ai encore une fois dû faire face à des accusations de plagiat. Depuis des mois, tout le monde me tacle sur le sujet et chaque fois que j'essaie de m'expliquer je me ramasse. Mais cette fois, c'est devant des enfants de 8 ans que j'ai dû le faire. Je suis... Gad Elmaleh. VDM
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Top commentaires
Par  Hélène Romero  |  32

Personnellement, j’ai écrit du stand up pendant des années, avec des gens qui sont devenus de vrais pros. On se faisait les lectures ensembles pour être sur qu’on n’avait pas « volé » une vanne à nos sources d’inspiration (monty pythons, Coluche, Les Nuls, Desproges...). Si on avait un doute, on rayait la vanne.
Les nuits qu’on a pu y passer... A revisionner les matchs d’improvisation pour voir si des trucs étaient utilisables ou trop proche des maîtres.
J’ai pas tenu. On a bouffé de la vache enragée des années. Sur la bande, ils ne sont que deux à avoir particulièrement bien réussi. VINGT ANS DE TRAVAIL ACHARNÉ!
Alors qu’il suffisait de pomper le travail de Jerry Seinfeld.

Je te hais Gad, je te hais d’avoir volé le travail d’un autre quand nous tous en avons chié pour réussir, je te hais de faire passer les humoristes français pour les plus grands voleurs du monde (y a des salles prestigieuses dans lesquelles on n’est même plus admis en tant que spectateur, aux USA), je te hais parce que tu as gâché ton talent alors que tu en n’avais pas besoin.

« Il n’y a pas d’honneur chez les voleurs » ( Proverbe Américain)
(Tu vois, quand moi je fais de belles phrases, je cite mes sources)

Par  Hélène Romero  |  32

Le scandale, hélas, ne concerne pas que Gad Elmaleh. Tomer Sisley, Michel Leb...
Tout a commencé avec Leb qui pompait sur Bill Crosby et Jerry Lewis. Il a pris des idées, des mimiques. Ces faits ont entrainé les plagias de Debouze, de Bentalha... et notamment Gad.

Gad est une source d’inspiration pour tant de jeunes humoristes, regarde Kev Addams. Et ces jeunes inconnus sont parfois allés dans des cafés théâtre de renommée internationale, aux États Unis, et plusieurs se sont fait gauler avec des caméras. Les Américains ne sont pas stupides (pas tous, pas tout le temps), mais chat échaudés craint l’eau froide... Comprends, ils achètent à prix d’or nos comédies (la totale, trois hommes et un couffin, intouchable...) pour pouvoir faire des remakes, des adaptations et ainsi faire rayonner notre culture à l’international et « on » leur vole leur patrimoine humoristique.
Les autres se taisent. Ils laissent trinquer leurs co-auteurs, leur producteur... Gad, lui, nie l’évidence, on lui met les preuves sous le nez, et au lieu de faire profil bas, de mettre en valeur ses créations (parce qu’il en a créé des choses), il s’obstine, tel Virenque, devant un test de dopage positif. Il nous prend pour des cons.

Un artiste, ne doit jamais prendre son public pour un con. Même si ça veut dire jouer vingt ans dans des caves, avant d’arriver au République, puis à la Télé. Avoir faim de Gloire est en partie notre moteur, mais là gloire ne doit pas être LE but. Qu’est-elle sans la création? Sans le respect et l’amour mutuel qu’il y a entre un artiste et son public? On ne peut pas aimer son public et le prendre pour un con. Le jour où il le comprend, l’ascenseur émotionnel est énorme. Et il ne t’aime plus. Et s’il ne t’aime plus, plus de gloire.

Et le trac? Le trac qui est la preuve du talent (selon Sarah Bernhardt), le ressent-On lorsqu’on est sûr que ça va matcher parce que ce spectacle marche ailleurs? Si tu perds ton trac, tu ne te donnes plus à fond, tu ne donnes plus au public ce qu’il est venu chercher, ce que tu lui dois. Pour exemple, regarde Jamel Debouze, à Ivry, la semaine dernière.

Ton spectacle, c’est TOI. Si tu n’es pas toi, tu mens. Et « On peut tromper une personne mille fois, on peut tromper mille personnes une fois, mais on ne peut pas tromper mille fois mille personnes ».

Tu vois, moi j’écris toujours. Et VDM est une source intarissable. Jamais plagiée, toujours adaptée, et ceux qui me connaissent et m’ont demandé de ne jamais utiliser un de leur mot, je les respecte et me plie à leur choix. Récemment, j’ai publié un texte (oui, je suis partie sur une suite de texte pour former un roman humoristique). J’ai un « petit tas » de gens (amis, connaissances, inconnues, pros de l’écriture) qui me lisent et me jugent. Récemment, une personne de mon panel a voulu me faire un compliment: « C’est génial, on dirait Nicole de Buron ». Et j’ai retravaillé le texte. Parce que je ne volerai jamais rien à cette immense auteure, pas plus qu’elle n’a volé à Courteline.

Ça fait un sacré pavé, je l’espère pas trop indigeste, mais la création immatérielle est tellement personnelle, que quand je vois un plagia, j’ai l’impression qu’on sort les tripes de son auteur. Et dire « Non c’est pas moi » quand tu es couvert de sang, le couteau à la main, ça me révolte.

Commentaires
Par  Hélène Romero  |  32

Personnellement, j’ai écrit du stand up pendant des années, avec des gens qui sont devenus de vrais pros. On se faisait les lectures ensembles pour être sur qu’on n’avait pas « volé » une vanne à nos sources d’inspiration (monty pythons, Coluche, Les Nuls, Desproges...). Si on avait un doute, on rayait la vanne.
Les nuits qu’on a pu y passer... A revisionner les matchs d’improvisation pour voir si des trucs étaient utilisables ou trop proche des maîtres.
J’ai pas tenu. On a bouffé de la vache enragée des années. Sur la bande, ils ne sont que deux à avoir particulièrement bien réussi. VINGT ANS DE TRAVAIL ACHARNÉ!
Alors qu’il suffisait de pomper le travail de Jerry Seinfeld.

Je te hais Gad, je te hais d’avoir volé le travail d’un autre quand nous tous en avons chié pour réussir, je te hais de faire passer les humoristes français pour les plus grands voleurs du monde (y a des salles prestigieuses dans lesquelles on n’est même plus admis en tant que spectateur, aux USA), je te hais parce que tu as gâché ton talent alors que tu en n’avais pas besoin.

« Il n’y a pas d’honneur chez les voleurs » ( Proverbe Américain)
(Tu vois, quand moi je fais de belles phrases, je cite mes sources)

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  Karura-o  |  10

Si les Américains mettent tous les Français dans le même panier, ils sont stupides...
Le scandale ne concerne que Gad Elmaleh, il me semble ?

En tout cas, désolée pour les humoristes restés dans l'ombre pour être restés droit dans leurs bottes... :-/

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Le scandale, hélas, ne concerne pas que Gad Elmaleh. Tomer Sisley, Michel Leb...
Tout a commencé avec Leb qui pompait sur Bill Crosby et Jerry Lewis. Il a pris des idées, des mimiques. Ces faits ont entrainé les plagias de Debouze, de Bentalha... et notamment Gad.

Gad est une source d’inspiration pour tant de jeunes humoristes, regarde Kev Addams. Et ces jeunes inconnus sont parfois allés dans des cafés théâtre de renommée internationale, aux États Unis, et plusieurs se sont fait gauler avec des caméras. Les Américains ne sont pas stupides (pas tous, pas tout le temps), mais chat échaudés craint l’eau froide... Comprends, ils achètent à prix d’or nos comédies (la totale, trois hommes et un couffin, intouchable...) pour pouvoir faire des remakes, des adaptations et ainsi faire rayonner notre culture à l’international et « on » leur vole leur patrimoine humoristique.
Les autres se taisent. Ils laissent trinquer leurs co-auteurs, leur producteur... Gad, lui, nie l’évidence, on lui met les preuves sous le nez, et au lieu de faire profil bas, de mettre en valeur ses créations (parce qu’il en a créé des choses), il s’obstine, tel Virenque, devant un test de dopage positif. Il nous prend pour des cons.

Un artiste, ne doit jamais prendre son public pour un con. Même si ça veut dire jouer vingt ans dans des caves, avant d’arriver au République, puis à la Télé. Avoir faim de Gloire est en partie notre moteur, mais là gloire ne doit pas être LE but. Qu’est-elle sans la création? Sans le respect et l’amour mutuel qu’il y a entre un artiste et son public? On ne peut pas aimer son public et le prendre pour un con. Le jour où il le comprend, l’ascenseur émotionnel est énorme. Et il ne t’aime plus. Et s’il ne t’aime plus, plus de gloire.

Et le trac? Le trac qui est la preuve du talent (selon Sarah Bernhardt), le ressent-On lorsqu’on est sûr que ça va matcher parce que ce spectacle marche ailleurs? Si tu perds ton trac, tu ne te donnes plus à fond, tu ne donnes plus au public ce qu’il est venu chercher, ce que tu lui dois. Pour exemple, regarde Jamel Debouze, à Ivry, la semaine dernière.

Ton spectacle, c’est TOI. Si tu n’es pas toi, tu mens. Et « On peut tromper une personne mille fois, on peut tromper mille personnes une fois, mais on ne peut pas tromper mille fois mille personnes ».

Tu vois, moi j’écris toujours. Et VDM est une source intarissable. Jamais plagiée, toujours adaptée, et ceux qui me connaissent et m’ont demandé de ne jamais utiliser un de leur mot, je les respecte et me plie à leur choix. Récemment, j’ai publié un texte (oui, je suis partie sur une suite de texte pour former un roman humoristique). J’ai un « petit tas » de gens (amis, connaissances, inconnues, pros de l’écriture) qui me lisent et me jugent. Récemment, une personne de mon panel a voulu me faire un compliment: « C’est génial, on dirait Nicole de Buron ». Et j’ai retravaillé le texte. Parce que je ne volerai jamais rien à cette immense auteure, pas plus qu’elle n’a volé à Courteline.

Ça fait un sacré pavé, je l’espère pas trop indigeste, mais la création immatérielle est tellement personnelle, que quand je vois un plagia, j’ai l’impression qu’on sort les tripes de son auteur. Et dire « Non c’est pas moi » quand tu es couvert de sang, le couteau à la main, ça me révolte.

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  Karura-o  |  10

Ton pavé a été très intéressant à lire ! Et je te remercie d'avoir pris du temps pour me répondre. J'étais à cent lieues de me douter que d'autres avaient pu plagier aussi... C'est effectivement la honte, là...
Foresti n'en est pas, je suppose ? (je l'adore)
Si tu sors ton livre, fais-moi signe par MP ! :)

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J'espère que tu ne seras pas modérée pour avoir utilisé des mots un peu trash, car j'ai trouvé ton point de vue très pertinent et bien imagé, ton vocabulaire est également bien choisi, franchement bravo.