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23 situations complètement VDM en festival, quand le karma n’est pas de notre côté

Par Jean-Michel Festival / vendredi 25 août 2017 10:30
Bon, les amis, l'heure est grave. La saison des festivals touche à sa fin, et cette nouvelle nous attriste grandement, même si ce mois d’août fut aussi plat qu’une raie manta océanique.

Et même si on boit, on danse et que l'on VIT CHAQUE JOUR COMME LE DERNIER (PALAPAPA), notre week-end festoche n'est pas de tout repos. C'est même le plus souvent la galère intersidérale, et on pèse nos mots.

Tu as sans doute aussi déjà vécu ces 23 situations. Mais sache une chose : tu n'es pas seul. On est là, si tu veux en parler. Keur, câlin et soutine.

1. La météo FRANÇAISE.

Si tu vis en France, tu n'es pas sans savoir que la météo n’a absolument aucune logique dans cette contrée, et que par conséquent, tu as autant de chance de crever de chaleur que de te pavaner sous la pluie un 25 août en bottes de caoutchouc, étant donné que la majorité des festivals estivaux se font en plein air. Bon courage, mais tu as payé ton billet, donc tu l'as bien mérité.

2. La boue, la gadoue, bref, le truc chiant et dégueu qui recouvre tes Stan Smith.

Bien entendu, si la météo n’est pas clémente du tout, tu vas devoir écumer toute la ville afin de trouver LA paire de bottes ultra-sexy et ton imperméable à motifs moche qui t'accompagneront pendant tout ton périple musical et alcoolisé. Mention spéciale si tu prévoies de t'éterniser dans les pogos : on te laisse la surprise, tu verras, c'est sympa.

3. Le mec bourré en sombréro qui va venir te faire chier à 19h parce qu’il a déjà bu 8 pintes et qu’il a envie de vomir. Et pisser. Et dormir. Et mourir.

Il grogne et fait des bulles avec sa bouche. Mais quel boulet, ce Kévin… à chaque fois, c’est la même chose. Quelqu’un lui propose de venir, et l'affaire se termine dans l'herbe, loin de la scène, où joue le groupe que t'attendais depuis 6 mois. Rapidement évacué par les secours, tu ne reverras plus jamais ce freluquet de la soirée, et c'est peut-être tant mieux, en fait.

4. Les toilettes de festival, ton Saint Graal à toi.

À moins d’être un petit branleur et d’avoir accès au coin VIP et aux multiples toilettes dispo à perte de vue dans ton secteur, les toilettes de festival se méritent, et il faut faire preuve d’une patience surhumaine pour accéder à ces petites boîtes de l’Enfer, toujours tapissées de pipi et d’autres joyeusetés dont nous tairons le nom. Mention spéciale pour les toilettes sèches et de LEUR MAUDIT COMPOST. Les vrais savent et comprennent notre détresse.

5. Ton pote qui t’envoie un SMS pour te dire qu’il t’attend près du food-truck des saucisses de Strasbourg vegan et gluten free, et qui bien entendu, n’y est pas, ce gros nul.

Inutile de te dire que tu ne le reverras plus jamais de la soirée. RIP et bisous.

6. Les pogos. Les fameux.

Ah, le pogo. Ce merveilleux moment où tout le monde se met à sauter partout et à se mettre sur la gueule pour X raison, parce que c'est rigolo. Afin de survivre à cette aventure, nous te conseillons de : 1) cacher tes dents 2) t'en aller rapidement si tu as un petit gabarit, au risque de te transformer en balle de ping pong humaine. Nous attribuons à cette situation la note de 1/10, sur l'échelle de l'amusement. Mais si vous avez des astuces, on les prend volontiers.

7. Ces fichus slammers.

Impossible de les rater. Pour ceux qui l'ignorent, le slammer, c'est ce mec prêt à te défoncer tes lunettes avec ses vieilles Vans boueuses, quitte à tomber comme un boulet quand les spectateurs s’écartent à la vue de son plongeon. Shy’m, si tu nous lis, on pense à toi.

8. Ces personnes venues en groupe, coiffées d’un faux mulet. Ou déguisées en teubs. Ou en combi latex. Ou en fleur. Ou en Viking. Et qui crient APÉRO TOUTES LES 20 SECONDES avant de tenter de t'attirer dans leurs conneries.

NON, C'EST NON, OK ?!

9. Le camping et les gens qui font pipi sur ta tente. 

Si tu as déjà expérimenté le camping en festival, nous te tirons notre chapeau. Et nous te décernons une médaille faite d'or et de diamants si tu en es sorti vivant et entier, c’est-à-dire avec tous tes membres. Car tu n’as pas démérité, champion. Bravo.

10. Ce mec GRAND qui se met DEVANT toi.

Et qui n’hésite pas à te gruger sans dire au moins pardon. Décidément, le respect est dead à jamais.

11. Cette meuf petite qui te demande de passer devant parce qu’elle voit rien et « c’est pas juste ».

Ne cède pas, it’s a trap : elle va faire passer tous ses potes devant toi et tu vas te retrouver comme un jambon derrière sur la pointe des pieds pour le reste du concert. À la guerre comme à la guerre, pas de négociations possibles.

12. Le mec perdu et seul qui vient t’accoster complètement bourré.

Mais qui c’est, ce type chelou venu te raconter sa vie ? Et comme tu ne comprends strictement rien à son baragouinage, tu le laisses en plan. Pas le temps pour ces conneries. Ah, mais attends, c'est pas ton pote perdu au stand des saucisses sans gluten, en fait ?!

13. Les drapeaux Bretons.

Ils sont toujours là, où que tu ailles, c’est ainsi. Les fiers détenteurs de ces objets sont également connus pour leurs marcels blancs et leurs coups de soleil répartis inégalement sur leur corps. Autre signe distinctif : ils pèlent du nez.

Crédit : L'Obs

14. Tu as soif, tu bois une pinte, tu as envie de faire pipi, tu cherches des toilettes, tu attends. Tu as soif, tu bois une pinte, tu as envie de faire pipi, tu cherches des toilettes, tu attends. Tu as soif...

Merde, c’est la fin du festival. Hanlala, c’est passé trop vite-ennnn.

15. La meuf qui chante toutes les chansons du groupe. Très fort. Et très mal. Et qui prend toute la place.

Et qui crie C’EST MA CHANSOOOON à chaque fois que le groupe entonne un nouveau titre après avoir crié I LOVEUH IOU.

16. Les gens qui mettent des bouchons d’oreille et qui te lancent un regard noir dès que tu tentes de bouger dans la fosse.

Ces individus, rares, mais bien présents, prennent un air scandalisé au moindre mouvement, au moindre bruit, au moindre signe de vie. Comme les gens qui se mettent tout devant dans l’amphi, oui, exactement.

17. Ces gens qui se mettent sur les épaules de leurs potes et qui par la même occasion te gâchent la vue.

Oui, on t'a vu. Oui, tout le monde t'a remarqué. Oui, tu es trop beau, super.

18. Ces gens qui ont préparé leur outfit des 3 jours, 6 mois à l’avance.

Tout a été scrupuleusement étudié, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige. Vêtus d’un kimono transparent, d’une chemise à motifs géométriques, d’un short taille haute et de chaussettes Nike relevées, le tout shoppé chez Urban Outfitters, ils te font réaliser à quel point tu ressembles à une patate. Et c’est très dur à vivre.

19. Les gens par terre dans la fosse, PENDANT LE CONCERT.

MAIS POURQUOI VOUS FAITES ÇA ?!

20. Ce type qui porte un bob et un t-shirt Rivaldi, qui filme l'intégralité du concert avec son iPad.

Ce mec est merveilleux.

21. Ta pote qui ne veut rien louper. RIEN DU TOUT.

Du petit groupe de rock indé britannique sooo charming qui vient de sortir son premier EP en février dernier à son poto chanteur sur la scène des nouveaux talents, rien ne semble l’arrêter. Elle ne mange pas, elle ne s’assoit pas, elle trace, imperturbable et effrénée. C’est une warrior, mais toi, tu n’y arrives plus. Tu décides donc de la laisser seule et de ne plus jamais lui proposer de t’accompagner en festival.

22. Les découvertes musicales inattendues.

Votre pote ultra-passionnée vous a dit que ce « groupe d’électro expérimental underground berlinois » était « vraiment dingue ». Et vous, comme une tartine, vous l’avez crue. Vous voilà devant un spectacle très Arte friendly, sans possibilité de vous défiler, étant donné que vous êtes coincé dans la foule. Bien joué, champion (en vrai, on adore Arte, hein).

 

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23. La dépression post-festival, qui dure environ deux jours, selon nos estimations.

Difficile de faire fi de ce mal qui nous ronge dès que la fête est finie. Finis, les mecs déguisés en bite et les superbands affublés de blazers pailletés qui nous vendent un peu de rêve. Finis tous les trucs qui n’existent pas dans la vie réelle. C'est la mort dans l'âme que l'on doit renouer avec notre existence normale et affronter le regard inquisiteur de Sandrine de la compta, qui est la définition même de la normalité. 

PROFITEZ DES FESTIVALS, LES GENS.

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Commentaires
Par  mokaneko  |  73

Ça sent le vécu, tout ça ! :D Vous oubliez l'artiste que tu voulais aaaabsolument voir et qui annule au dernier moment, mais ton billet n'est pas remboursable parce que c'est un festival, pas un concert seul. Oui, je pense en particulier à Björk il y a deux ans.

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