Accueil du blog | Fil RSS des billets | Tous les billets

VDM illustrée (385) - L'actualité VDM (187) - Jeux et concours (49) - Photos (13)

La VDM Illustrée d'Alx Factory

Asssiiiiiibooonangaaaaaaaaaa ! Pourquoi ? Pourquoi pas. C'est parti pour une nouvelle balade dans l’esprit torturé d’un artiste. Bon, je dis “torturé” pour la vanne, mais faut quand même avouer qu’il y a eu des histoires un peu hallucinantes parmi les artistes. Van Gogh avec son oreille. Salvador Dali qui a envoyé un flacon de son sperme à son père en lui écrivant : “On est quitte !” Et surtout, la restauratrice du portrait du Christ. Mais cette semaine, nous recevons quelqu’un de tout à fait raisonnable. Si si, je vous jure.

LA VDM ILLUSTRÉE D'ALX FACTORY

"Tout se résume en 4 points : le lait, le chocolat blanc, les petits pains briochés et les 3 en même temps, mais ce n’est pas réciproque (ils veulent ma perte)."

Autoportrait Alexandre par Alx

 

Cette semaine nous recevons Alexandre, qui sévit sous le pseudo d’Alx Factory. Drôle de pseudo, qui n’est pas sans rappeler Andy Warhol et sa célèbre factory, et le Velvet Underground, groupe cher à mon coeur de rocker. Il a 29 ans (“j’ai lamentablement échoué à l’exam d’entrée du club 27”), habite à Honfleur et possède un blog assez bien fourni qui représente assez bien son style particulier. Il nous a fait une VDM illustrée qui se trouve ici, et moi je la kiffe veugra comme disent pas les jeunz. Alors, si vous vous souvenez bien, j’suis une bille en dessin (j'ai fait un autre dessin pour le prouver, c'est Beyoncé qui mange un Figolu en direct sur D8), et là je suis confronté à quelque chose qui dépasse ce que j’ai vu jusqu’à présent. Je peux comprendre le crayon, le papier, le coloriage… mais ce style d’illustration, j’imagine que c’est beaucoup de travail sur ordinateur… bon, j’arrête avec mon monologue interne relou, apprenons à connaitre Alexandre.

Après le bac et trois mois de fac, il a fait les Beaux Arts de Caen. Quelque chose me dit que les trois mois de fac étaient une erreur de parcours, de GPS ou alors une prise d’otage. Diplôme en poche, il est parti étudier la BD à Bruxelles. “Puis une fois ces deux diplômes en poche, j’ai décidé de me tourner vers l’illustration. Et me voilà, Alx Factory, illustrateur indépendant, pour les petits et les grands.” Il est donc actuellement illustrateur indépendant, ou “freelance pour les gens “in”. Du moins, je fais tout pour.” .

Qu’est ce qui lui plait à Alx Factory ? “Le processus de création ! Tout ce temps destiné à créer un monde au-delà de l’image et s’y perdre jusqu’à son aboutissement. Puis passer à une autre et ainsi de suite. Pour ce qui est du métier en lui-même, sans hésiter, l’incertitude de l’avenir. Ne pas savoir où j’en serai dans six mois ou quels seront contrats et se dire que tout est encore et toujours possible.” C’est rare d’entendre quelqu’un être content de l’incertitude ambiante. Personnellement, l’incertitude me fait frémir. Je ne sais même pas où je serai samedi prochain, alors dans cinq ans… C’est pour ça que je me drogue beaucoup, d’ailleurs. En parlant de ça, j’attends toujours ma palette de Jack Daniel’s, à croire que ma promo gratuite de la semaine dernière est passée inaperçue. Les ingrats. 

L’actualité d’Alexandre est surtout un article de 5 pages pour le magazine anglais Photoshop Advanced. “Un tutoriel illustré. C’est pas grand chose, surtout pour mon banquier, mais j’ai tout de même l’impression d’avoir franchi un cap psychologique de fou !” Il dit avoir plein de projets, mais ne veut rien me dire, même sous la torture. Pourtant j’allais juste lui chanter ma version de “Blurred Lines” de cette endive sexiste de Robin Thicke. Ca aurait pu marcher. Olivier de Carglass, lui, a adoré. 

Il cite dans ses héros Walter Sobchak, le proposant même comme président, mais niveau inspirations : “Alerte à la réponse banale : Tout est source d’inspiration ! A vrai dire, je découvre la plupart du temps mes sources d’inspiration en même temps que tout le monde, une fois que j’ai fini l’image. C’est comme ça que je me rends compte que parfois certains films, certaines musiques ou certaines rencontres m’ont plus marqués que je ne le pensais. Parfois je me rends compte après plusieurs heures de travail qu’une image qui me rendait fier est en fait beaucoup trop sous influence pour être honnête, et là c’est la déprime toute la soirée.” Il finit quand même par me lâcher une influence, un nom, quelqu’un qui lui a donné envie de se lancer dans le dessin et Dieu merci ce n’est pas le mec craignos de Shaka Ponk : “Un voisin graphiste/illustrateur qui me fascinait quand j’avais environ dix ans. Lui et son atelier qui sentait bon la clope, le jazz et la peinture à huile. Il avait ses propres buts à atteindre, ses horaires, son atelier. C’était pour moi la définition du bonheur, bien qu’il taffait comme un dingue.” 

Pour ce qui est des trucs qu’il aime bien, il cite The Grand Budapest Hotel, Mysterious Skin de Gregg Araki “fut une bonne bonne gross claque” (je confirme, c’est un film fabuleux), ainsi que Morse de Tomas Alfredson. En musique il cite, entre autres, Hooded Fang, Warpaint, Pantera, Ghost B.C. et Die Antwoord (ces derniers, faudra qu’on m’explique un jour). “Le dessin laisse beaucoup de temps pour écouter de la musique, d’ailleurs ça doit être dur à vivre d’aimer le dessin sans aimer la musique.” Il a dévoré Les Mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar et en BD, Daytripper de Fàbio Moon er Gabriel Bà, qu’il recommande “chaudement”.

On clot la rencontre avec sa propre anecdote VDM-esque : “Je ne voulais pas participer au carnaval/défilé annuel du collège. Officiellement, il était obligatoire, mais j’avais un plan génial : ne pas apporter de costume ! C’était sans compter sur ma prof, qui tenait tellement à me voir dans le rang qu’elle m’a confectionné avec amour le costume de “la nuit” : un sac poubelle à enfiler comme un pull et du charbon sur le visage. J’étais bon pour défiler dans toute la ville “avec le sourire !” Certains mauvais esprits diront que je l’avais bien mérité…”
Depuis, il dit avoir une phobie des sacs poubelles, du charbon et des profs de maths. 

En tout cas, merci Alexandre d’avoir participé à la rubrique des VDM illustrées, ce fut un plaisir. Maintenant, c’est l’heure de nous tourner vers le dehors, mais avant ça, n’oubliez pas de jeter un oeil à la VDM illustrée d’Alx, puis sortez dans la rue, dans les champs, allez vous amuser, soyez fous, soyez désinvoltes, n’oubliez pas que les gens sont fous mais sont autant remplis de doutes que vous l’êtes, alors n’hésitez pas à vous parler de tout, de rien, de pizzas froides au petit déjeuner. Aimez-vous les uns les autres. Je ne dis pas que je suis le nouveau Messie, mais le nouveau Messie ne dirait pas qu’il est le nouveau Messie. Bon weekend !

Et vous alors ? Vous pensez avoir du talent et vous souhaitez participer à une prochaine VDM illustrée ? Envoyez-nous un e-mail sur [email protected] en n'oubliant pas de nous communiquer l'adresse de votre blog ou quelques-unes de vos œuvres.

#1617 - VDM illustrée - Publiée le 27/03/2014 à 14:56 Écrit par Alan - 21 commentaires

Meilleurs commentaires

  • Merci pour cette illustration, le dessinateur est allé chercher loin ! J'aime particulièrement la mise en couleurs...
    Alan, Beyoncé est tout simplement MA-GNI-FI-QUE !

    #1 - Le 28/03/2014 à 19:01 par FaustRousse

    Voir le contexte

  • L'illu de cette semaine est vraiment super !
    Mais euh, il n'est pas bien gros, son figolu, à Beyoncé, j'espère qu'elle n'avait pas trop faim... Pour le reste, c'est vrai que c'est incroyablement ressemblant !

    #3 - Le 28/03/2014 à 22:08 par Brachypelma

    Voir le contexte

Commentaires

    Chargement...

Commenter cette