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Elle prend le TGV en fauteuil roulant : oubliée par les agents, elle fait un détour de plus de 600 km

Par Lulu / jeudi 10 août 2017 05:00
Il est encore bien trop difficile de se mouvoir dans l’espace public lorsque l’on souffre d’un handicap. Emmanuelle, une jeune femme âgée de 28 ans qui se déplace en fauteuil roulant électrique, a vécu une VDM qu’elle aurait pu éviter si les agents chargés de s’occuper d’elle n’étaient pas complètement dans la lune.

Emmanuelle, une doctorante eu neurosciences, revenait de ses vacances à Vintimille, en Italie. En fauteuil roulant électrique, la jeune femme avait bien pris soin de souscrire à l’offre « Accès Plus » de la SNCF, un service gratuit d’accueil de gare et d’accompagnement de train à destination des personnes en situation de handicap, afin de rejoindre son domicile à Grenoble sans problème.

Mais les choses ne se sont finalement pas passées comme prévu. Lorsque le train s'arrête à Avignon, Emmanuelle, pressée de prendre sa correspondance en direction de la ville de Grenoble, ne voit aucun agent à l'horizon pour la prendre en charge. Aïe.

Interrogée par LCI, la malheureuse affirme que la SNCF lui a « expliqué qu’[elle] pensait que [son] train partait d’Avignon » et que de ce fait, elle n’avait pas de correspondance à prendre. D’autres usagers, dans l’espoir de l’aider, on tenté de trouver un agent dans les environs… en vain. Trois minutes d’arrêt en gare n’ont pas suffi à la jeune femme pour sortir de son train, reparti aussitôt direction Paris, soit à plus de 600 km de là !

« Encore ! » s’est exclamée la contrôleuse

Grâce à l’aide de deux autres passagers, Emmanuelle a pu informer une contrôleuse de l’oubli des agents d’Avignon concernant sa prise en charge. Cette dernière se serait exclamée : « encore ! » Mais dans l’impossibilité de faire quoi que ce soit, Emmanuelle a dû patienter pendant quelques heures sans pouvoir aller aux toilettes du TGV, trop étroites pour accueillir une personne en fauteuil roulant.

Mais à Paris, le calvaire continue de plus belle. Une fois de plus, aucun agent n’est informé de la présence d’une autre personne à mobilité réduite dans le train, et un nouveau passager doit se charger d’aller appeler un agent pour prendre Emmanuelle en charge.

D’autres agents, prévenus de la gravité de la situation, finissent enfin par trouver une place dans un train direction Grenoble. Emmanuelle a pu regagner sa ville à 21 heures, au lieu de 16 heures. On admire son courage !

Vous êtes en mobilité réduite ? Vous aussi, racontez-nous vos pires galères dans les transports en commentaires, ça nous intéresse !

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Top commentaires
Par  laknat  |  10

Je suis en fauteuil roulant et ça m'est aussi arrivé. Heureusement la gare suivante n'était qu'à 15 minutes de train je n'ai pas perdu tant de temps. Mais vivre avec un handicap, c'est un aimant à VDM quand il s'agit de déplacement

Commentaires
Par  laknat  |  10

Je suis en fauteuil roulant et ça m'est aussi arrivé. Heureusement la gare suivante n'était qu'à 15 minutes de train je n'ai pas perdu tant de temps. Mais vivre avec un handicap, c'est un aimant à VDM quand il s'agit de déplacement

Par  Letchi_974  |  37

Avec ma copine, on allait chez ses parents. On avait 2 h 30 de trajet en train. Au bout de deux heures de trajet, trois minutes après avoir passé une gare, le train s'arrête pour "avarie matérielle". On a eu plusieurs annonces, environ une toutes les trente minutes, qui nous donnaient l'avancement de la situation. Les freins sont défectueux, le conducteur essaie d'intervenir manuellement sur les freins, on attend un train qui va venir nous remorquer, etc. Au bout de deux heures d'arrêt : "Mesdames, messieurs, nous allons déverrouiller les portes côté gauche... (Ah, on va changer de train ?) ... pour que les voyageurs qui souhaitent fumer puissent le faire en toute sécurité." Ok, on est là pour un moment encore. J'ai dit qu'on avait déjà dû descendre du train (1 m de haut avec une valise de près de 35 kg) pour changer de wagon ? Bref, plusieurs dizaines de minutes plus tard, on nous annonce que le conducteur a pu réparer les freins et qu'on allait pouvoir repartir. Au final, plus de cinq heures de trajet, et je suis malade en train !

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