41
Par lavioloncelliste / mercredi 16 mars 2016 19:55 / France - Reims
Ajouter un commentaire
Vous devez etre inscrit afin de commenter
Créer mon compte Identifiez-vous
Top commentaires
Commentaires
Par  prenomchelou  |  20

Trop de votes négatifs, commentaire masqué. Voir le commentaire

Répondre
  Lsolitaire  |  66

Trop de votes négatifs, commentaire masqué. Voir le commentaire

Répondre
  traviole  |  33

@36: Ce n'est pas tout à fait ça. Et comme j'ai reçu plusieurs MP pour me demander de préciser ce que je voulais dire par là, je me permets de copier ici une des réponses que j'ai faite: "En effet, vigilance et méfiance sont très très différentes. La méfiance est la projection aveugle de tes craintes sur les autres. Peu importe alors ce qu'ils sont vraiment: ils ne représentent plus qu'un danger potentiel, même si ce danger n'est pas avéré. Or, l'objectif des terroristes est bien là: semer la division par la peur. Si on se comporte de la sorte, ils ont alors gagné. La vigilance est tout autre. Elle t'oblige à sortir de ta bulle, à te connecter fortement à ton environnement immédiat, physique et humain. Elle te met en éveil et te rend attentif. Tu exerces ton attention. Et entre faire attention et porter attention, la frontière n'est pas épaisse. Et c'est tant mieux. Je donne un exemple... Il se trouve que j'étais à Paris quelques jours après les attentats du mois de novembre. J'ai pris le RER et le métro, tout à fait normalement. Et ce qui m'a frappé, c'est le climat qui y régnait. C'était calme. Les gens se regardaient, se connectaient entre eux comme je l'ai rarement vu dans ces transports publics. Ils faisaient attention aux autres. Ce n'était pas de la méfiance. C'était un mélange d'état de veille, de contrôle réciproque et même de bienveillance. Chacun vérifiait ce que l'autre faisait. Et ainsi aussi, que l'autre était bien. Ça a l'air con, mais cette vigilance était solidaire, pas méfiante ou défiante. Et cette différence change tout. Je donne un autre exemple dans l'exemple: une mère était assise près de l'entrée d'une plateforme de métro. Elle tenait un adorable bébé dans ses bras, qui regardait par en-dessous chaque nouvel entrant. Et bien, durant le trajet sur les dix stations où je me suis amusé à observer la scène, tous, je dis bien TOUS les gens qui sont passés devant ce bébé lui ont décoché un sourire. Parce qu'il était là, innocent, avec ces grands yeux, certes. Mais surtout parce qu'ils étaient dans l'état d'éveil et de vigilance que je décrivais plus haut. Ils faisaient attention aux autres. Je suis persuadé (j'ai plusieurs années de pratique des transports en commun franciliens) que la même scène observée avant les attentats aurait donné des résultats bien différents, la plupart des usagers étant enfermés dans leur bulle qu'ils croient protectrice mais qui, en réalité, les coupe du monde. Là, avec l'obligation de vigilance, ils ont redécouvert l'autre. L'obligation de regard ne doit pas conduire uniquement à la méfiance, mais seulement à l'attention. L'attention aux autres. Et de cette attention peut surgir la bienveillance, même dans une période aussi dure. Je suis reparti de Paris rassuré: le peuple a su réagir correctement. Pour nos politiques, je n'en dirais pas tant. Mais c'est un autre débat. Donc: de la vigilance, oui et trois fois oui. De la méfiance, non. Car c'est justement cela que les terroristes cherchent à distiller dans notre corps social déjà mal en point."

Chargement…