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Par warno - / mardi 1 août 2017 08:05 /
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Top commentaires
Par  MadameDodue  |  44

L'un n'empêche pas l'autre. Si tu as un diplôme supérieur à celui qui est demandé pour le poste, mais que tu viens de terminer tes études et qu'hormis tes stages tu n'as jamais travaillé, tu seras à la fois surqualifié et pas assez expérimenté.

Par  Etourdie  |  43

Ça me révoltera toujours autant que des gens pense qu'on puisse être "sur-qualifié". A mon avis, on n'est jamais assez cultivé et on ne peut pas en savoir trop. Au contraire, on est toujours trop ignorant par rapport à la masse de connaissances accumulable. Ne pas prendre quelqu'un à un poste parce qu'il est très diplômé ne se justifie même pas par le fait de devoir lui payer un plus gros salaire puisque, en droit français, les conventions collectives prévoient un niveau de rémunération par poste et pas par diplôme (certains postes ne sont pas ouverts aux gens pas assez qualifiés mais il n'y a pas de qualification maximale). C'est très français de penser que parce que quelqu'un a été bon dans sa scolarité ça doit être un incapable dans la pratique. C'est vrai pour certains, mais très loin d'être le cas pour tous, et certaines personnes qui n'ont pas fait beaucoup d'études sont aussi des quiches dans la vraie vie. Bref, pour moi entre un docteur (je ne parle pas forcément de médecin mais du titre universitaire) qui se montre très volontaire mais ne trouve rien dans sa branche et une personne qui n'a jamais rien foutu de sa scolarité et qui cherche un emploi sans grand enthousiasme (par exemple parce que papa/maman l'y oblige), le choix est vite fait, quand bien même ce serait pour un emploi de caissier ou pour faire le ménage. Le DRH peut partir du principe que le docteur partira dès qu'il trouvera mieux mais, et alors ? Justement, l'ancienneté du poste sera remise à zéro et il faudra moins payer le remplaçant. En plus, on est dans une période de chômage et le remplaçant sera donc vite trouvé. En plus, qu'est-ce qui lui dit que le salarié non qualifié ne partira pas aussi ? Les motifs pour quitter un poste sont très variés, que ce soit pour suivre le conjoint, éduquer ses enfants (ces deux éventualités n'étant pas réservées aux femmes), ou même le simple désir de partir voir si l'on trouve mieux ailleurs (dans une autre région ou à l'étranger).

Commentaires
Par  MadameDodue  |  44

L'un n'empêche pas l'autre. Si tu as un diplôme supérieur à celui qui est demandé pour le poste, mais que tu viens de terminer tes études et qu'hormis tes stages tu n'as jamais travaillé, tu seras à la fois surqualifié et pas assez expérimenté.

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  gibsonlp76  |  30

J'ai obtenu mon master en 2015 depuis rien, pour les mêmes motifs. Obligé de reprendre un travail de surveillant, en se demandant ce que l'on va devenir. Cool ! Mes chers amis ne faite surtout pas d'études, travaillez le plus tôt possible tout en passant des formations !

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  ingenieurts  |  6

@Madamedodue : inexact. Il ne faut pas confondre « surqualifié » et « surdiplômé ». Une personne ayant gravi les échelons à la dure pourra être surqualifiée tout en étant sous-diplômée. Mais le fait est que les recruteurs ont tendance à privilégier le diplôme sur l'expérience… Exemple vécu : Jadis on m'a refusé une embauche comme ingénieur (on m'a pris, mais comme analyste) sous prétexte que je n'avais pas le diplôme, alors qu'avec mes 10 ans d'expérience j'étais bien plus qualifié que les jeunots fraîchement diplômés… qui eux commençaient directement à un niveau au-dessus du mien. Au point qu'une fois l'un d'eux chargé de me superviser s'est plaint à la hiérarchie… parce que j'utilisais des fonctionnalités qu'il ne comprenait pas !

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  MadameDodue  |  44

Ingenieurts effectivement. En fait je pensais plus au cas inverse, comme si dans ton cas le poste proposé était celui d'analyste et que tu commençais à négocier ton salaire dès l'entretien parce que tu es ingénieur (je ne dis pas que c'est le cas de l'auteur) . Comme je disais plus bas, j'ai plein de connaissances qui refusent des emplois parce qu'ils voudraient un bon salaire en faisant un boulot moindre, sauf que c'est pas comme ça que ça marche :D

Par  Etourdie  |  43

Ça me révoltera toujours autant que des gens pense qu'on puisse être "sur-qualifié". A mon avis, on n'est jamais assez cultivé et on ne peut pas en savoir trop. Au contraire, on est toujours trop ignorant par rapport à la masse de connaissances accumulable. Ne pas prendre quelqu'un à un poste parce qu'il est très diplômé ne se justifie même pas par le fait de devoir lui payer un plus gros salaire puisque, en droit français, les conventions collectives prévoient un niveau de rémunération par poste et pas par diplôme (certains postes ne sont pas ouverts aux gens pas assez qualifiés mais il n'y a pas de qualification maximale). C'est très français de penser que parce que quelqu'un a été bon dans sa scolarité ça doit être un incapable dans la pratique. C'est vrai pour certains, mais très loin d'être le cas pour tous, et certaines personnes qui n'ont pas fait beaucoup d'études sont aussi des quiches dans la vraie vie. Bref, pour moi entre un docteur (je ne parle pas forcément de médecin mais du titre universitaire) qui se montre très volontaire mais ne trouve rien dans sa branche et une personne qui n'a jamais rien foutu de sa scolarité et qui cherche un emploi sans grand enthousiasme (par exemple parce que papa/maman l'y oblige), le choix est vite fait, quand bien même ce serait pour un emploi de caissier ou pour faire le ménage. Le DRH peut partir du principe que le docteur partira dès qu'il trouvera mieux mais, et alors ? Justement, l'ancienneté du poste sera remise à zéro et il faudra moins payer le remplaçant. En plus, on est dans une période de chômage et le remplaçant sera donc vite trouvé. En plus, qu'est-ce qui lui dit que le salarié non qualifié ne partira pas aussi ? Les motifs pour quitter un poste sont très variés, que ce soit pour suivre le conjoint, éduquer ses enfants (ces deux éventualités n'étant pas réservées aux femmes), ou même le simple désir de partir voir si l'on trouve mieux ailleurs (dans une autre région ou à l'étranger).

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  Duriel  |  36

Hier je suis tombé sur une offre pour être préparateur. Tu sais le genre de préparateur au lycée, celui qui prépare les solutions acides basiques, amidonnées pour les gosses quoi, pour les TP. Ben ils demandaient le bac maximum, ils ne voulaient pas au dessus. C'est dommage je pensais me faire trois ronds avec ça mais non, ils veulent un mec qui n'a pas fait d'études du tout. Donc oui tu peux être surqualifié, théoriquement. Pour le reste je suis d'accord, ce n'est que question du point de vue d'une entreprise ou d'un employeur. C'est la vie, apprendre en continu, mais d'une part, t'es bloqué parce que t'es surqualifié, d'autre part t'es bloqué parce que t'as pas appris assez donc on ne te veux pas. C'est si beau le marché du travail.

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  Cranibalette  |  20

J'ai déjà refusé des personnes surqualifiées... qui se présentaient à un stage (entendre par là des personnes avec déjà une expérience professionnelle). Je les refuse parce que je vois les étudiants sans diplôme galérer à rien trouver et que pour moi, prendre quelqu'un d'expérimenté à un job payé à 400€ c'est le dévaloriser (sauf si je sais que j'ai un cdi à la clé possible mais c'est très rare). Je comprends que ce soit frustrant et que chacun doit manger mais ca veut dire aussi que des gens sont susceptibles de se faire évincer parce qu'ils ont JUSTE le niveau requis dans l'annonce et que ca rend, pour ses personnes, la recherche encore plus difficile puisque le champ de postes auxquels ils peuvent prétendre est plus faible. Bref pour moi la notion de surqualification est compréhensible

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  Etourdie  |  43

Justement, je pense que c'est à la personne concernée de juger si prétendre à un poste accessible à des gens qui ont des diplômes moins importants que les siens est dévalorisant ou non et, a priori, si elle y postule tout de même, c'est qu'elle juge que ce n'est pas le cas (ou du moins que c'est beaucoup moins le cas que de rester inactive parce qu'elle ne trouve rien de mieux). Dans le cas d'un stage, refuser une de ces personnes n'est pour moi justifiable que si c'est effectivement pour prendre un candidat étudiant qui, du fait de son âge, ne peut pas avoir mieux comme diplôme (par exemple il n'est pas raisonnable d'exiger davantage qu'un bac+3 d'un jeune de 21 ans car, sauf dans les rares cas où le jeune est surdoué et a sauté des classes, ça n'est pas possible). En revanche, s'il n'y a pas d'autre candidat (ou que par exemple il y a en face quelqu'un qui est moins qualifié parce qu'il n'a pas voulu faire d'étude ou étudier davantage ou n'a pas réussi et non pas quelqu'un ne pouvant avoir mieux parce qu'il est trop jeune pour atteindre le niveau d'étude exigé) ce n'est pour moi qu'une excuse bidon.

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  dalmia  |  31

Cranibalette : je comprends ce que tu veux dire en parlant de "dévaloriser" une personne dans ce contexte. Mais ne crois-tu pas que c'est à la personne qui postule de juger de cela ? Je suis docteur, j'ai postulé à des offres bien en deçà de mon niveau mais je l'envisageais tout de même avec motivation et plaisir. Si on me répond qu'on me prend pas parce que ce serait dévalorisant, ben moi je me dis que putain, c'est à moi d'en décider, merde. Je ne trouve pas que le chômage soit moins dévalorisant qu'un poste trop "simple" pour soi.

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  MadameDodue  |  44

Le souci aussi quelquefois, c'est que le postulant se permet des exigences sous prétexte de diplômes qui ne sont pas nécessaires au poste (je ne dis pas que c'est le cas pour l'auteur de la VDM). Genre pour un poste de vendeur, le mec va vouloir beaucoup plus que le smic parce qu'il a fait un IUT. Sauf que l'employeur ne cherche pas un commercial mais quelqu'un pour mettre des articles en rayon et tenir une caisse... J'ai énormément de connaissances qui refusent des emplois “pas assez bien pour eux" sous prétexte qu'ils ne seraient pas "payés à leur juste valeur, que ça va dévaluer leur CV (tout vide) " alors qu'ils pourraient tout simplement évoluer en interne. Je comprends que c'est désagréable d'accepter un boulot bien en dessous de ses capacités (j'en sais quelque chose et je ne suis clairement pas la seule) mais il faut aussi comprendre qu'un employeur ne va pas payer quelqu'un 2000balles

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  Etourdie  |  43

Pour citer Michel Audiard : "Les poissons volants, ça existe, mais ils ne sont pas les plus représentatifs de l'espèce". Ce cas de figure est particulier puisque, dans cette situation, ce n'est pas la soi-disant "sur-qualification" qui rebute l'employeur mais le caractère revendicatif du candidat. Il arrive aussi que des gens non diplômés cherchent à négocier des primes, augmentations de salaires ou aménagements de planning. Je ne parle même pas des salariés ouvertement syndiqués que beaucoup d'employeurs cherchent à éviter (même si ce n'est pas légal de refuser un candidat pour ce motif et qu'ils cherchent un autre motif de refus pour être tranquille).

Par  salamalec  |  23

Parfois, il faut juste trouver une excuse pour justifier de ne pas te prendre. Tu comprendras que le neveu pistonné n'as pas forcément le même bagage intellectuel mais la famille c'est sacré. Ou alors tu avais un tâche sur ta chemise et le DRH n'aimait pas ta coiffure. Qui peut savoir?

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